L'Oréal veut devenir le roi du shampooing

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Centre mondial de recherche capillaire de L'Oréal à Saint-Ouen
Centre mondial de recherche capillaire de L'Oréal à Saint-Ouen (Crédits : DR)
Le groupe français veut détrôner Procter & Gamble. Il a investi 100 millions d'euros dans le Centre mondial de recherche capillaire, inauguré ce mercredi à Saint-Ouen. Une nouvelle preuve des ambitions mondiales de L'Oréal sur le marché du cheveu.

Jean-Paul Agon le répète. « L'Oréal est le numéro un du marché de la coloration. Mais le groupe ne l'est pas sur le marché des soins capillaires. Nous avons bien l'intention de le devenir », prévient le PDG du groupe qui, avec les shampooings, colorations et autres masques capillaires, tire 36% de ses 20,34 milliards d'euros de chiffre d'affaires mondial.
L'objectif est fixé : L'Oréal chasse sur les terres de Procter & Gamble, numéro un mondial des produits capillaires, selon Euromonitor. Pour se hisser sur la première marche du podium mondial, le groupe français va déployer les grands moyens. Et notamment dans les pays émergents. Au Brésil, en Inde et en Chine, les classes moyennes se convertissent, c'est selon, aux shampooings défrisants, après-shampooings volumateurs et autres masques miroir. Tout - ou presque - passera par Saint-Ouen, dans la région parisienne : L'Oréal vient d'y inaugurer un centre mondial de recherche capillaire.

Un investissement historique


Ce bâtiment HQE (Haute qualité environnementale) de 20.000 m² abrite les laboratoires et salons de coiffure où le groupe élabore des prototypes et teste ses nouvelles formules sur 8.000 volontaires. Cinq cent personnes y travaillent. Dix ans ont été nécessaires pour construire cet ensemble qui regroupe les deux laboratoires jusqu'ici implantés à Clichy. « Cent millions d'euros y ont été investis. C'est l'un des investissements les plus importants de l'histoire du groupe », fait valoir Jean-Paul Agon.

Des acquisitions ne sont pas exclues

Ce centre mondial de la recherche capillaire travaillera, en réseau, avec les cinq autres pôles régionaux de recherches de L'Oréal situés au Japon, aux Etats-Unis, au Brésil, en Chine et en Inde. Dans ces trois derniers pays, L'Oréal mise gros. En Inde, pays où les femmes huilent leur chevelure ébène, le groupe inaugurera deux pôles de recherche à Mumbai et Bengalore. 25 millions d'euros y seront investis. « En Chine, nous allons doubler la surface du pôle de Shanghai ouvert en 2005. Et au Brésil, nous ouvrirons un autre pôle dans l'Etat de Rio en 2014 », précise Laurent Attal, vice-PDG Recherche & Innovation chez L'Oréal. Le groupe investira 28 millions d'euros dans ce centre de recherche avancée. Il y élaborera des produits plus adaptés encore aux chevelures brésiliennes.

L'enjeu est de taille : en moyenne, quand une française applique 3,6 produits sur ses cheveux, une brésilienne en utilise « quatre à six », indique Jean-Marc Ascione, directeur général international des métiers capillaires de L'Oréal. D'ici là, le groupe ne s'interdit pas l'acquisition de marques brésiliennes pour rattraper son retard sur ce marché clé.

 

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