Doux : aucune des sept offres ne convient au gouvernement

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Le « compte n'y est pas », estime, l'entourage de Arnaud de Montebourg, ministre du redressement productif. Sept offres de reprise du groupe breton mis en redressement judiciaires début juin ont été déposées auprès de l'administrateur judiciaire. Le Tribunal de Commerce de Quimper doit se prononcer le 16 juillet.

Le ministère du Redressement productif a dores et déjà tapé du poing sur la table. Alors que s'achevait le délai de dépôt des offres de reprise du groupe volailler Doux en redressement judiciaire, l'entourage d'Arnaud Montebourg a fait savoir que "le compte n'y est pas", a rapporté l'AFP. L'administrateur judiciaire en charge du dossier, Régis Valliot, n'avait alors pourtant pas encore pris connaissance de l'ensemble des offres déposées. "Nous demandons aux repreneurs potentiels d'améliorer leur offre", a poursuivi l'entourage de Arnaud Montebourg. "Toute solution qui séparerait les actifs des sites n'est pas envisageable", a rappelé cette source.


Le contrat de confiance n'est pas respecté


Pas même le projet présenté par un consortium emmené par Sofiprotéol n'a grâce à ses yeux. A ce stade, le projet qui se dit +consortium+ n'est pas le projet du ministère, loin de là", a affirmé l'entourage d'Arnaud Montebourg, en évoquant le "tour de table" monté par le spécialiste des huiles et de la nutrition animale. "Avec certains repreneurs qui se sont manifestés, le contrat de confiance n'est pas respecté", a-t-on ajouté de même source.
En fait, le groupe breton détenu par Charles Doux fait l'objet de sept offres de reprise : Daviet, Cavac Ciab, Financière Turenne Lafayette, le volailler LDC, Tilly-Sabco, la coopérative Terrena et Sofiprotéol, selon l'administrateur judiciaire. Cette dernière offre fédère, elle même, différents acteurs français du secteur :  Glon Sanders, filiale de nutrition animale du groupe Sofiprotéol, le volailler Duc, son concurrent LDC, le coopérative Terrena, Tilly-Sabco et Triskalia.


Critères prioritaires

"L'intérêt du consortium, c'est qu'il apporte une offre globale" de reprise du groupe Doux et de ses diverses activités d'aliments, d'export, de produits frais et de produits transformés, avait vanté jeudi matin Xavier Beulin, président de Sofiprotéol, l'établissement financier de la filière huiles et protéines végétales (Prolea). Le groupe que préside le patron de la FNSEA, principal syndicat agricole, promeut son option. « Elle émane d'industriels français du secteur de la volaille, engagés auprès des éleveurs et implantés dans les territoires". Trois critères que, quelques heures plus tôt, le gouvernement avait précisément élu prioritaires. "Il s'agit d'une offre coordonnée et structurante des activités du groupe Doux, concernant la globalité des activités et des marchés de Doux et répondant ainsi aux souhaits des pouvoirs publics", fait encore valoir Sofiprotéol. "Elle assure des débouchés aux éleveurs de la région et s'efforce de préserver l'emploi, tout en veillant à ne pas fragiliser économiquement les entreprises impliquées dans la reprise", poursuit le texte, soulignant que "cette offre vise à structurer la filière française de la volaille de l'amont à l'aval, avec l'ambition d'améliorer la compétitivité de l'offre française".

 

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Commentaires
a écrit le 06/07/2012 à 14:37 :
Ah le groupe Doux! Des bêtes élevées dans un enfer, qui ne sortent jamais à la lumière, qui mangent des granulés contenant leur propre m..., qui reçoivent chaque jour leur piqûre d'antibiotiques. Est-ce qu'on leur coupe le bec à la naissance pour limiter les blessures puisque ces poulets vivent à 25 au mètre carré? Un modèle pour la gastronomie mondiale... Et il a voulu exporter sa façon de faire au Brésil pour y faire encore pire. Le monde serait meilleur si ce Groupe disparaissait. Malheureusement Monsieur Doux a piégé des milliers d'éleveurs dans son business pernicieux...
a écrit le 06/07/2012 à 11:42 :
intéressant : personne n'a les moyens pour cette reprise : à quelle sauce fiscale seront mangées les entreprises ??? elle ne prendront pas le risque de manquer de liquidité pour payer les impôts : donc NIET pour DOUX !!!
a écrit le 05/07/2012 à 22:07 :
Montebourg a pourtant de grandes connaissances sur les poulettes !!!

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