Viande de cheval : après le scandale, les arrestations commencent chez Spanghero

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Il s'agit des premières interpellations connues dans le cadre de l'affaire de la viande de cheval qui a touché la société Spanghero au début de l'année. Mardi, huit anciens cadres et salariés de la société ont été interpellée par les gendarmes chargés d'établir comment et par la faute de qui de la viande de cheval s'est retrouvée à la place de boeuf dans les assiettes de consommateurs européens.
Ces huit personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l'information judiciaire ouverte en mars à Paris pour "tromperie simple et tromperie aggravée, faux et usage de faux", selon des sources proches de l'enquête. Sept d'entre elles ne font déjà plus partie de la société Lauragaise (son nouveau nom), selon Laurent Spanghero qui vient de reprendre la société qu'il avait fondée en 1970 avec son frère et qu'il avait revendue en 2009 à la coopérative basque Lur Berri.
Les interpellés étaient entendus par les gendarmes de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) et de la section de recherches de Languedoc-Roussillon opérant sur commission rogatoire de deux juges d'instruction parisiens.
Pour les gendarmes, il s'agit de savoir au cours de ces auditions quel rôle Spanghero et ses dirigeants ont joué dans un scandale aux ramifications européennes qui a mis en lumière certains agissements de l'industrie agroalimentaire et l'opacité de ses circuits d'approvisionnement. Dés le début de l'affaire, les dirigeants de la société n'ont cessé de clamer leur innocence, expliquant qu'ils avaient eux mêmes été bernés par des fournisseurs intermédiaires.
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Spanghero a vu s'éloigner un à un ses clients jusqu'à s'arrêter fin juin. A la reprise de l'entreprise qu'il avait fondé, Laurent Spanghero et ses deux partenaires se sont engagés à sauvegarder 90 emplois pendant au moins deux ans.
L'entreprise a repris le travail début août. Fin août, ses dirigeants annonçaient que son activité plats cuisinés avait repris à hauteur de 50%. "C'est dur, mais on avance", a dit Laurent Spanghero, "chaque jour on monte une marche. L'activité viande va redémarrer dans dix jours et j'espère que dans un mois et demi cela ira". En attendant, l'enquête se poursuit.
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