Doux emprunte 5 millions d'euros à la BPI pour financer sa croissance retrouvée

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Sorti du redressement judiciaire en novembre 2013, le groupe est déjà engagé dans un plan d'investissement de 110 millions d'euros sur 10 ans.
Sorti du redressement judiciaire en novembre 2013, le groupe est déjà engagé dans un plan d'investissement de 110 millions d'euros sur 10 ans. (Crédits : reuters.com)
Le groupe (2.200 emplois directs, 5.000 indirects) spécialiste du poulet destiné à l'exportation a annoncé lundi un financement de 5 millions d'euros par la Banque publique d'investissement (BPI) afin de soutenir son plan de modernisation de ses usines en France.

Retour à l'équilibre financier, annonce d'embauches, entrée d'un nouvel actionnaire... Et maintenant un prêt de la BPI. Le Groupe Doux retrouve la voie de la croissance. Les cinq millions d'euros alloués par la Banque publique d'investissement au premier volailler français devrait lui permettre de moderniser ses unités de productions françaises.

Accélération du plan d'investissement

Trois abattoirs, une usine de produits élaborés, deux couvoirs et deux usines d'aliment bénéficieront notamment du financement de la BPI. Mais celui-ci concerne "exclusivement" les unités de production françaises, précise le communiqué. Pour Arnaud Marion, président du directoire du Groupe Doux, ce soutien constitue "un excellent signal donné à nos éleveurs, à nos fournisseurs, à la Région, et à nos banques".

Sorti du redressement judiciaire en novembre 2013, le groupe est en effet engagé dans un plan d'investissement de 110 millions d'euros sur 10 ans. "Depuis janvier 2013, l'entreprise a investi et autofinancé sur ressources propres 26 millions d'euros" indique le communiqué. L'aide de la BPI "va rendre possible l'accélération du plan d'investissement du Groupe Doux" et le faire passer à 40 millions d'euros sur les trois prochaines années.

Croissance du chiffre d'affaires pour 2015

Le volailler, champion d'Europe pour la production et l'exportation et 3e acteur mondial pour les ventes de poulets entiers, génère 2.200 emplois directs et 5.000 emplois indirects dans le "Grand Ouest". La création de 200 emplois en Bretagne et en Vendée a été annoncée au mois de janvier.

Fondé en 1955, le Groupe Doux produit un million de volailles par jour, soit 27% de la production française et représente 15% des exportations mondiales de poulet entier - la marque est leader en Arabie Saoudite avec 27% des parts de marché. L'entreprise a réalisé en 2014 un chiffre d'affaires de 450 millions d'euros et prévoit 500 millions d'euros de recettes en 2015, avec une croissance prévisionnelle des volumes de 7%.

Doux SA, qui représente le pôle export vers une centaine de pays, doit réaliser cette année un chiffre d'affaires de 360 millions d'euros (poulets et produits élaborés).

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Commentaires
a écrit le 23/03/2015 à 16:35 :
Il faut reconnaître que le bras armé du gouvernement finance ou (et) garantit les financements pour un nombre phénoménal d'entreprises!
Les 34 + 4 plans industriels ne sont que l'arbre qui cache la forêt.....
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vient encore de lancer 1 nouveau fond d’investissement en février: SPI, Sociétés de Projets Industriels, doté de 425 millions d’euros, afin de financer entre 25 et 30 sociétés de projets industriels.
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Les financements de la Banque publique d'investissement française (BPI) accordés aux entreprises en 2014 ont augmenté de 29% par rapport à 2013 et les crédits garantis ont progressé de 17%, Avec plus de 75.000 clients, la BPI a mobilisé 14 milliards d'euros en 2014 dont un milliard dédié au secteur de l'innovation. A cela s'ajoute 8 milliards d'euros mobilisés pour la garantie de prêts aux banques privées investissant dans les entreprises françaises. En 2014, son investissement dans les PME (petites et moyennes entreprises) a doublé à 74 millions d'euros dans 57 sociétés, 295 millions d'euros dans les ETI (entreprises de tailles intermédiaires).
Le financement des exportations a lui aussi connu un très net coup d’accélérateur. Il a atteint 404 millions d’euros, contre 111 millions d’euros en 2013 (+ 264%).
BpiFrance pourrait absorber la COFACE, réflexion en cours.
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BpiFrance participe maintenant à 55% des levées de fonds totales des start-up, contre 33,8% pour la moyenne européenne.
Le problème principal était l’investissement pendant la phase d’amorçage, le déficit de prises de risque par des investisseurs privés vient donc d’être remplacé par un booster public. Ce n’est pas idéal, mais faute de mieux…….
En règle générale, depuis 2008, la France en crise n’investit plus, sociétés comme état. Absence de nouveaux projets d’états, cause les fameux 3%. Et les entreprises, principalement parce qu'en attente de perspectives européenne.
Espérons que dès cette année nous retrouverons le taux d'investissement d'avant la crise.

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