Lait : « Lactalis a présenté unilatéralement un plan social », selon les éleveurs
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Selon le syndicat agricole majoritaire, cette décision représente « une déflagration pour le milieu laitier ».
Reuters
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Selon le syndicat agricole majoritaire, cette décision représente « une déflagration pour le milieu laitier ».
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« Lactalis se comporte en industriel n'ayant aucune connexion avec les agriculteurs ». C'est ainsi que la décision du géant français du lait, annoncée le 25 septembre, de réduire de 450 millions de litres sa collecte annuelle en France, est reçue par le président de l'organisation de producteurs qui lui fournit 62% de ses besoins, l'Unell.
Une réunion, organisée hier entre l'Unell et les responsables de Lactalis, devait justement permettre de détailler les objectifs de l'industriel avant d'engager une réflexion commune, selon Yohann Serreau. Il s'agissait ensuite de les décliner dans le temps et dans l'espace, en tenant compte des débouchés alternatifs pour les éleveurs, voire de l'intention de certains d'arrêter la production. « Nous avions des propositions », assure Yoann Serreau, en soulignant « Lactalis est le seul opérateur à dire qu'il y a trop de lait, alors que, dans certains bassins, d'autres en cherchent ».
Mais Lactalis y a présenté un plan défini unilatéralement. L'industriel rompra ses contrats avec 272 producteurs les zones Est et sud Pays de Loire dès la fin de l'année prochaine (un préavis de 12 mois devant être respecté), ce qui lui permettra de parvenir à une réduction de sa collecte de 160 millions de litres d'ici 2026, détaille l'Unell.
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Le non renouvellement d'un contrat avec une coopérative à horizon 2030 réduira ensuite la collecte de 160 millions de litres supplémentaires. Il s'agit d'Unicoolait: selon son directeur général, Marc Hoenen, la « Cooperative laitiere de Lorraine et l'Alsace », qui fournissait Lactalis depuis 1994, avait jusqu'à présent entretenu « des relations très correctes, dans le strict respect du contrat », avec le groupe, et était engagée encore jusqu'à 2030.
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