La Fnsea et Jeunes Agriculteurs suggèrent notamment une intégration obligatoire, dans les contrats entre producteurs et transformateurs, des indicateurs des coûts de production des premiers calculés par les interprofessions ou les instituts techniques,...
Des prévisions de moissons désastreuses, ainsi qu'une flambée de maladies vétérinaires, ravivent la colère dans les campagnes. Alors que les syndicats agricoles de gauche, comme de droite, dénoncent l'insuffisance des mesures d'urgence, les syndicats majoritaires tentent de pousser leurs revendications, notamment en matière de revenus des agriculteurs.
Deux mois plus tard, la nervosité est aiguisée par un été catastrophique, qui a exaspéré les éleveurs comme les céréaliers. Les premiers sont confrontés à une triple flambée de maladies vétérinaires en France : la fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 3 dans le nord du pays, la FCO 8 dans le sud et la maladie hémorragique épizootique (MHE) dans le sud-ouest. Les deuxièmes craignent la pire récolte de blé tendre sur le sol français depuis 1983, selon les plus récentes estimations du cabinet Argus Media : 27% moins que la moyenne des cinq dernières années.
Les réformes promises aux oubliettes
Or, les réponses apportées par le gouvernement démissionnaire aux difficultés des éleveurs sont jugées insuffisantes, ont déjà dénoncé les syndicats minoritaires de gauche (la Confédération paysanne) comme de droite (la Coordination rurale). Quant aux réformes législatives et réglementaires du secteur en cours avant la dissolution de l'Assemblée nationale (le 9 juin dernier), leur sort reste suspendu à l'inconnue des orientations du prochain gouvernement, dans un contexte, de surcroît, de restrictions budgétaires.
Dans cette ambiance explosive, les syndicats agricoles majoritaires ne se contentent plus des mises en garde face au risque d'une nouvelle déflagration de la colère agricole dans les routes dès l'automne. Ils ont profité du vide politique pour formaliser et pousser encore plus leurs revendications - ainsi que préserver leur position dominante lors des élections des Chambres d'Agriculture en janvier 2025.
Le 29 août, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs ont ainsi présenté leur propre « projet de loi », titré « Entreprendre en Agriculture ». L'objectif, assurer la suite de celui « d'orientation pour la souveraineté en matière agricole et le renouvellement des générations en agriculture », adopté en première lecture à l'Assemblée nationale le 28 mai.
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