Vives tensions sociales chez le partenaire russe de Renault

Avtovaz, le premier constructeur automobile russe, détenu à 25 % par Renault, a suspendu sa production en début de semaine pour tout le mois.

Un rassemblement à l'appel du syndicat de l'Unité a lieu ce jeudi chez Avtovaz en crise. Le premier constructeur automobile russe, détenu à 25 % par Renault, a suspendu sa production en début de semaine pour tout le mois. Le fabricant des Lada, créé à la fin des années 1960 pour produire initialement des Fiat 124, doit d'ailleurs réduire la semaine de travail à 20 heures lors de la reprise en septembre. Et ce, jusqu'en février.

Sur cinq mois, les ventes du groupe de Togliatti, qui emploie plus de 100.000 personnes, ont plongé de 45 %. Début juillet, le constructeur a annoncé une perte nette de 24,7 milliards de roubles (563 millions d'euros) au titre de 2008. Sa dette s'élève à 53 milliards (1,2 milliard d'euros). Le Kremlin a dû lui octroyer un prêt d'urgence de 25 milliards (550 millions d'euros).

Frappé par la chute du marché russe, Avtovaz est une société bureaucratique, peu compétitive, avec une gamme de modèles dépassés et peu fiables. Patrick Pélata, DG délégué de Renault, a toutefois réaffirmé la semaine dernière que « la Russie et l'alliance avec Avtovaz [étaient] toujours une opportunité stratégique fondamentale ».