Automobile : la restructuration "en retard" en Europe

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le patron de Fiat et de Chrysler, Sergio Marchionne, estime l'Europe trop lente à restructurer son industrie automobile, comparé aux Etats-Unis. Il a également critiqué "le manque de vision commune" dans le secteur et les aides d'Etat attribuées à certains constructeurs européens.

Sergio Marchionne, le patron à double casquette de Fiat et de Chrysler, décrète le secteur automobile européen moins bon élève en terme de restructuration. Il compare l'Europe notamment aux Etats-Unis qui, selon lui, ont engagé une réduction de leurs capacités de production excédentaires. Pour lui, une restructuration "sérieuse du secteur est absolument nécessaire pour le rendre viable économiquement", d'après ses déclarations au Peterson Institute for International Economics, un centre de réflexion de Washington.

Il déplore la surproduction automobile mondiale. Selon lui, 94 millions de véhicules sortent chaque année des lignes de production dans le monde, c'est 30 millions, soit près d'un tiers, de plus que ce que ne peut absorber le marché. Or, toujours selon le charismatique patron, l'Europe ne s'est pas attaqué à ce problème, pis, elle l'accentue par ses politiques de soutien aux constructeurs automobiles. Il s'estime pour sa part désavantagé, car, contrairement à Peugeot-Citroën et Renault qui ont reçu des aides d'Etat atteignant près de 8,5 milliards d'euros, Fiat n'a pas été aidé par le gouvernement de Silvio Berlusconi.

Les Européens "manquent d'une vision commune", a-t-il déploré, regrettant que les Etats membres agissent au nom de l'intérêt national plutôt que dans celui de l'ensemble du continent.

Concernant son groupe, le patron de Fiat et de Chrysler se donne deux ans pour diriger simultanément le groupe italien et son concurrent américain avant de trouver une meilleure solution. Au niveau des prévisions annoncées, Fiat ne sera pas en mesure d'atteindre une marge opérationnelle comprise entre 7 et 7,7%, niveau visé par Chrysler, car l'Europe n'a pas réduit ses capacités, a  précisé Sergio Marchionne, à Automotive News.

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Commentaires
a écrit le 08/12/2009 à 9:18 :
La première difficulté que va rencontrer Sergio Marchionne et pas des moindre sera de réussir à faire travailler ensemble et à porter un projet commun des équipes italiennes et américaines .Des cadres de la première puissance mondiale vont ils accepter d'etre dirigés par ceux d'un petit pays ? Va falloir que l'égo d'empereur romain de Sergio Marchionne se fasse modeste .....rendez vous dans deux ans pour un état des lieux .

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