Et de comparer la situation de l'industrie automobile tricolore à celle de la Grande-Bretagne dans les année 90, quand celle-ci était au bord du gouffre et... les constructeurs britanniques ont disparu, sauf ceux passés sous contrôle étranger (Mini, Jaguar, Land Rover).
"La conjoncture est très préoccupante", souligne Claude Cham, précisant que, "en dix ans, les effectifs de la profession sont passés de 130.000 à 79.000 personnes" Et d'affirmer: "nous ne pourrons pas stabiliser les effectifs si le poids des charges pesant sur nos reprises ne baisse pas".
Il rappelle que 58% de l'activité des usines françaises de composants automobiles sont assurées par des filiales de groupes étrangers, lesquels "ont de plus en plus de mal à justifier le maintien des activités en France".
Ce cri d'alarme ponctue l'annonce d'une nouvelle baisse de 9,4% du chiffre d'affaires de la profession au premier semestre à 7,8 milliards d'euros. L'activité en France des équipementiers automobiles avait déjà fléchi de 13,4% sur l'année 2012 à 16,16 milliards d'euros. Ce résultat ramène l'activité à son niveau de 2009, qui, en euros constants, demeure le point bas de ces 25 dernières années.
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Pas de quoi pavoiser en effet! Seule (mini) consolation : après une longue détérioration, le solde de la balance commerciale des composants pour véhicules s'améliore au premier semestre grâce à une chute des importations (-4,3%) supérieure à celle des exportations (-1%). Pas vraiment un signe de dynamisme.
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