La renationalisation de Renault n'est pas à l'ordre du jour (Senard)
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"Comme pour toutes les entreprises françaises, la question de la trésorerie se pose", explique Jean-Dominique Senard, patron de Renault.
Reuters
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"Comme pour toutes les entreprises françaises, la question de la trésorerie se pose", explique Jean-Dominique Senard, patron de Renault.
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Renault pourrait solliciter des garanties auprès de l'Etat pour faire face à l'impact de l'épidémie de coronavirus, déclare dans un entretien au Parisien son président Jean-Dominique Senard qui écarte en revanche le scénario d'une renationalisation. Comme le reste du secteur, le constructeur français fait face au double défi du plongeon de ses commandes et de l'arrêt de ses usines en Europe face à la propagation de l'épidémie dans la région.
Vingt-et-un sites industriels du groupe sont désormais fermés dont 12 en France et quatre en Espagne notamment, ce qui représente 60.000 salariés à l'arrêt, précise-t-il, ajoutant que le constructeur doit faire face à un plongeon "spectaculaire" de ses commandes, "parfois jusqu'à 90%". "Comme pour toutes les entreprises françaises, la question de la trésorerie se pose donc", explique-t-il, ajoutant que le constructeur travaille sur différent scenarii pour les prochaines semaines.
Prié de dire si Renault pourrait solliciter un prêt de l'Etat, Jean-Dominique Senard répond : "Nous pourrions solliciter des garanties auprès de l'Etat, comme d'autres entreprises". Il ajoute en revanche qu'une renationalisation temporaire "n'est pas à l'ordre du jour".
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