PSA-Fiat : Tavares prêt à "toutes les concessions" pour avoir le feu vert de Bruxelles

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Selon une source au fait du dossier, les deux groupes visent une signature de leur accord de fusion début décembre.
Selon une source au fait du dossier, les deux groupes visent une signature de leur accord de fusion début décembre. (Crédits : Christian Hartmann)
L'annonce fait suite à l'officialisation, le jeudi 31 octobre, du projet de fusion entre les deux groupes, qui doit donner naissance au quatrième constructeur mondial.

Carlos Tavares, président du directoire de PSA, s'est dit vendredi prêt à faire toutes les concessions nécessaires pour obtenir le feu vert de Bruxelles au projet de fusion entre son groupe et Fiat Chrysler Automobiles.

Lire aussi : Fiat-PSA: l'ultime pari de Carlos Tavares

"Bien entendu, nous sommes tout à fait prêts à faire toutes les concessions nécessaires", a déclaré le patron de PSA sur les ondes de BFM Business.

"Compte tenu de toutes les autorisations réglementaires nécessaires qu'il faut obtenir, un deal de cette nature ne se fait pas jusqu'au closing en moins d'un an", a-t-il souligné.

Les deux groupes ont officialisé le 31 octobre leur projet de fusion à 50 milliards de dollars. La nouvelle entité sera détenue à 50-50 par les deux groupes et deviendra, avec 8,7 millions de véhicules produits chaque année, le numéro quatre mondial du secteur.

Le conseil d'administration serait composé de onze membres, cinq nommés par Fiat-Chrysler, cinq par PSA avec Carlos Tavares, l'actuel patron du constructeur français comme directeur général. La fusion se fera "sans fermeture d'usine" ont assuré les deux sociétés, précisant que les synergies annuelles sont estimées à "3,7 milliards d'euros". Le siège de la nouvelle société sera établi aux Pays-Bas et aura une majorité d'administrateurs indépendants.

Lire aussi : Fiat-Chrysler et PSA officialisent leur alliance

Sur BFM Business, Carlos Tavares a espéré qu'un "accord engageant" soit trouvé dans les prochaines semaines. Selon une source au fait du dossier, les deux groupes visent une signature de leur accord de fusion début décembre.

(avec Reuters et AFP)

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Commentaires
a écrit le 08/11/2019 à 22:34 :
« Ok pour les exigences de Bruxelles » dit PSA... qu’attendent alors nos autorités Lemaire et Macron, auto-déclarées » trop intelligents, en tant que représentant de l’état actionnaire, pour exiger de leur côté le siège en France et non aux pays bas (remarque aussi valable pour d’autres sociétés françaises comme nexter)
Réponse de le 09/11/2019 à 11:25 :
Pour retenir les sociétés et les gens très fortunés ce qui contribuerait à alléger les impôts du commun des mortels, il faudrait soit une fiscalité française moins dogmatique donc plus pragmatique ou alors une harmonisation de la fiscalité au moins en Europe. Au lieu de pragmatisme, nous avons eu les gilets jaunes avec leurs réclamation de l'ISF. Par ailleurs pour une harmonisation fiscale, il aurait fallu un vote à la majorité qualifié, ce qui était prévu dans la constitution de 2005 rejetée par une majorité de Français qui ne l'avait pas lu.Aujourd'hui, avec la nécessité de l'unanimité pour changer la moindre loi en Europe, rien ne bougera. Le moindre petit pays est capable de tout bloquer. Alors mettre nos incohérences, résultat de notre paresse intellectuelle et notre comportement anti-cartésien sur le dos de Macron, Lemaire, Sarkosy, ou Hollande, c'est la recherche perpetuelle du bouc émissaire. Nous sommes tous collectivement responsable de cette situation. Descartes doit se retourner dans sa tombe.
a écrit le 08/11/2019 à 13:02 :
vendre Lancia a Renault par ex ?????
a écrit le 08/11/2019 à 12:44 :
Ces gens là sont toujours prêts à tout pour...leur carrière et leur intérêt, à nos dépends, et c'est ça qui nous "dirige" vers... toujours plus de mal être. La France n'a pas encore assez bradé ses entreprises, son savoir faire (regardez juste comment Américains, Japonais, Allemands... protègent tout çà...et tirez vos conclusions - c'est simple) et le pays (on nous dit qu'il faut éviter la guerre civile. Mais ce sera bien pire dans 20 ans... Regardez juste 20 ans en arrière...Tirez les conclusions...Simple)
Réponse de le 08/11/2019 à 13:01 :
On vie très bien en France, arretez de regarder la TV ou les news, passez a autre chose !
Réponse de le 08/11/2019 à 13:50 :
Je n'ai pas la "télé". Je n'en veux surtout pas. J'ouvre juste les yeux. Je suis né en 65 en France. J'habite aujourd'hui un merdier qui n'a plus rien à voir avec le pays ou je suis né
Réponse de le 08/11/2019 à 17:11 :
Je regarde
Les Américains:Jeep-Chrysler-Ram,Dodge vendus à Fiat
Les Japonais:Nissan sous contrôle Renault
Les Allemands:Opel vendu à Peugeot,avec 4000 suppressions d'emplois à la cléf.
Vous avez d'autres exemples?
a écrit le 08/11/2019 à 11:58 :
Curieuse façon de négocier, je donne tout avant de commencer de discuter. Il doit sans doute avoir ses raisons mais elles m'échappent.
Réponse de le 09/11/2019 à 13:17 :
On ne peut qu'espérer que celà permette le développement des 2 groupes. Cependant nous avons connu dans le passé un partenariat fort entre Chrysler et Simca, nous savons tous comment celà a fini pour Simca. Des collaborateurs de PSA ont connu cet épisode, il serait bon de ne pas reproduire les mêmes erreurs. Quand Citroen sortait sa 2 chevaux et la DS, et pour Renault la 4L et la R16 quels étaient les modèles de Simca Chrysler, en partie des modèles d'inspiration américaine bien différents de nos productions francaises et même des italiennes. Tout comme PSA qui a fait disparaitre des modèles spécifiques de Citroen, Fiat a aussi éliminé des modèles d'Alfa Roméo et Lancia ce qui a fait le bonheur des concurrents. Même comme acheteurs et usagers pas sur que ce regroupement soit bénéfique pour nous, sans même parler des emplois. Une collaboration technique et des partages de développement seraient suffisants.
a écrit le 08/11/2019 à 11:55 :
Quand est-ce que Bercy va se pencher sur les boulets mis aux entreprises en France, qui fait que tous les grands groupes fuient notre pays pour installer leur siège aux pays-bas !???? Airbus, Renault-Nissan, maintenant PSA !! il serait temps de réagir, non ?

Nb je ne pense pas qu'il faille s'attaquer aux entreprises, mais aux causes de ces décisions !
Réponse de le 08/11/2019 à 12:50 :
Ces "boulets" ont tout de même permis aux 2 constructeurs français de se retrouver les 2 dans le quatuor de tête. PSA était mourant il y a 5 ans, c'est l'État qui l'a en partie sauvé. Il est donc très facile de faire des affaires en France. Si PSA part aux Pays Bas, c'est car c'est un paradis fiscal. Il ne faut pas se tromper de responsabilité.
a écrit le 08/11/2019 à 10:26 :
je ne vois pas quelles concessions sont nécessaire vis à vis de Bruxelles....face aux enjeux de l automobile...et aux investissements colossaux indispensables pour continuer à exister...... pas d autre choix que de constituer des groupes pouvant dégager la puissance financière indispensable....
tous les constructeurs nouent soit des alliances capitalistiques, soit des structure de production communes ou de recherches communes...
PSA a sauvé Opel d une faillite certaine, sans trop de casse pour l instant.....je conçois que le deal PSA/FCA puisse laisser quelques interrogations mais à certains moments, il faut y aller
on a besoin de gens qui osent.....en particulier dans l industrie, sinon on est mangé tout cru.....
Réponse de le 08/11/2019 à 12:45 :
Ils donnent Peugeot à Fiat. Tu appelles çà comment ? Sinon se faire bouffer (cru ou cuit suivant la préférence)
a écrit le 08/11/2019 à 9:59 :
En quoi cette fusion peut limiter la concurrence. Il y a quand même pléthore de groupes concurrents sur le continent: Volkswagen, Toyota, GM, Renault Nissan...
L'UE empêche toute stratégie industrielle. Si elle avait existé dans les années 70, Airbus n'aurait jamais vu le jour et le marché de l'aérien serait dominé par les USA.
Réponse de le 09/11/2019 à 16:39 :
Arrêter avec ce délire de stratégie industrielle,les fusions de ce "calibre" qui ont lieu actuellement dans l'Ue et qui sont empêcher par la commission sont bidons et se ressemble plus à une annexion d'une entreprise par une autre.
Dans le cas d'Alstom et Siemens,la commission à bien fait d'intervenir car sinon on aurait perdu une entreprise pour une unique qui aurait annexer et pris les technologies de l'autre et quand on voit les conditions de fusions ou même à terme,c'est ce qui se serait passer et tout ça au profit des allemands.
Il n'y avait absolument pas besoin de fusionner ces deux groupes,l'excuse chinoise est bidon sachant que c'est l'état chinois qui fait tourner les entreprises ferroviaires chinoise,en dehors de la Chine,CRRC n'existe quasiment pas contrairement à ces deux concurrents Alstom et Siemens et ce n'est pas prêt de changer avec le "Boeing chinois Cormac" qui à 80% de ses pièces d'origines non chinoise et qui peine toujours à faire ses moteurs nationale,autant dire qu'en 2040-50 on aura encore le temps d'attendre.
Pour le cas d'Airbus,c'est un cas unique et qui a été conçu par les états en parti à terme donc je doute que la commission aurait eu son mot à dire ou même avait les mêmes pouvoirs qu'aujourd'hui pour intervenir ou même avait la doctrine qu'elle a aujourd'hui.
Parler de faire un Airbus du ferroviaire ou même des voitures à tout va sous prétexte d'un géant chinois en face ou faire face à la mondialisation c'est ridicule et il faut arrêter de se servir de l'image d'Airbus qui a été conçu à une période autre que celle d'aujourd'hui,ça l'a salit plus qu'autre chose.
On a l'impression que aujourd'hui "faire un Airbus" (en gros fusionner plusieurs entreprises européennes pour en faire une seul) c'est gage d'une super entreprise qui va tout raser sur son chemin et exploser les records.
Désolé mais ce n'est pas comme ça que ça fonctionne et quand on voit les conflits politiques ou d'emplois à l'échelle d'Airbus ou les quelques échecs de cet entreprise,je doute fort que appliqué ce modèle à tout et à n'importe quoi soit une bonne idée surtout si c'est à but idéologique.
Et pour revenir au cas PSA-FIAT-Chrysler ça n'en ferait en rien un Airbus,il y a une entreprise américaine dedans je vous rappel,n'oublier pas les actions ou possibilité américaine dans ce domaine,si vous voulez votre Airbus des voitures,expulser Chrysler,en attendant ça n'en sera en rien un Airbus mais juste un homme malade qui servira d'intermédiaire pour les américains surtout vus les retards en électrisation de FIAT et de Chrysler.
Sinon c'est quoi l'excuse cette fois ? Un géant chinois encore ? Un géant américain ?
Ha non cette fois c'est l'électrisation qui soit disant coûte chère... pourtant Renault,Nissan et bien d'autres ont pu financer leurs recherches tout seul comme des grands... surprenant,pareil pour Tesla qui est un nouveau venu.
J'espère que la commission va bien sécher PSA et Fiat-Chrysler en les ennuyants un maximum même si je n'ai rien contre cette fusion,mais je n'aime pas trop la façon d'agir de Fiat et du chef de PSA qui m'a l'air un peu trop... rêveur comme Sénard de Renault qui a l'air un peu "jojo" dans sa tête.
a écrit le 08/11/2019 à 9:35 :
Un siège établi aux Pays-Bas. Tout est dit...

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