Sa parole était attendue par tout un secteur aux abois... et aux aguets. Dans sa première allocution en tant que ministre du Logement, hier au congrès HLM à Montpellier, Valérie Létard avait reçu un accueil plutôt favorable des acteurs du logement social auxquels elle a assuré « je me battrai pour le logement ». Le souffle d'espoir est peut-être redescendu d'un cran ce jeudi, lors de son discours de clôture du congrès.
Dès hier pourtant, la ministre nouvellement nommée avait bien précisé « je n'ai pas de baguette magique »... Alors que le secteur réclame des moyens financiers pour accélérer sur la production de logements (tombée à 82.000 en 2023) et sur la rénovation du parc HLM, la ministre répond « situation budgétaire très tendue ». Une situation qui laissera donc probablement peu de marges de manœuvre financière. Or c'est bien notamment là-dessus qu'elle est attendue : des intentions, des ambitions, mais avec quelles marges d'action ? Au-delà d'un ministère de plein exercice, qui est « plus qu'un symbole, c'était un incontournable pour s'engager dans une telle bataille », martèle-t-elle, la ministre a-t-elle obtenu des garanties sur ses marges de manœuvre ?