Chômage, salaires, emploi : les sombres prévisions 2026 de l'OCDE pour la France
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L'OCDE table sur une remontée du chômage à 8,2 % en 2026.
REUTERS - Benoit Tessier
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L'OCDE table sur une remontée du chômage à 8,2 % en 2026.
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Les signaux d'alerte se confirment sur le marché du travail. En pleine canicule, l'OCDE a dessiné des perspectives inquiétantes pour l'emploi, le chômage et les salaires en 2026. Dans ses perspectives 2026, l'institution table sur une remontée du chômage à 8,2 % de la population active contre 7,4 % un an plus tôt. Il s'agit donc d'une sévère révision pour l'Hexagone. « À 0,6 point de pourcentage (p.p.), sa croissance était parmi les plus fortes de l’OCDE », pointent les économistes. À titre de comparaison, le chômage en moyenne dans les pays développés est de 4,9 %.
En cause ? Une croissance bien plus atone que prévu par la plupart des instituts de prévision. Le PIB devrait accélérer autour de 0,6 % cette année, selon l'OCDE. Le gouvernement prévoit de son côté une croissance de 0,7 % au lieu de 0,9 %, a-t-il détaillé devant le Comité des finances publiques à Bercy ce mardi 7 juillet. Un rythme morose pour espérer créer des emplois dans des secteurs frappés de plein fouet par les effets à retardement de la guerre en Iran. À cela pourraient s'ajouter les conséquences désastreuses des vagues de chaleur sur l'économie et la productivité. Les records de températures enregistrés en France et en Europe vont mécaniquement venir peser sur l'activité et l'emploi, même s'il est encore difficile de mesurer l'ampleur du choc à ce stade. Plusieurs économistes s'accordent à dire que ces événements extrêmes auront des répercussions économiques redoutables, encore sous-évaluées.
Côté salaires, les prévisions de l'OCDE sont également pessimistes. L'institution s'attend à un recul des salaires réels de -0,1 % cette année et une légère hausse de seulement 0,3 % en 2027. La guerre en Iran a fait flamber les prix de l'énergie au principe et en particulier les factures de carburant. Le gouvernement de Sébastien Lecornu a certes mis en place des mesures pour les secteurs les plus fragiles. Mais beaucoup de Français dépendants de leurs voitures ont vu leurs notes aux stations-service exploser. Quant au salaire minimum (Smic), il est indexé sur l'inflation. Ce qui limite les répercussions de la flambée des prix sur les travailleurs modestes.