Les bonus écologiques et économiques du coworking

Carte de France des 1500 tiers-lieux-LaTribuneHebdo271-p10
La Tribune Hebdo (Source : Fondation Travailler Autrement)

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La Tribune Hebdo (Source : Fondation Travailler Autrement)
D'après une étude réalisée par Regus (groupe IWG), le coworking (bureau partagé) comme le flex office (bureau flexible) vont générer 123 milliards d'euros de retombées économiques rien qu'en France en 2030.
Pour obtenir cette photographie, celui qui se présente comme le premier fournisseur d'espace de travail flexible a contacté tous ses clients et rencontré Patrick Levy-Waitz, chargé par le gouvernement d'un rapport sur le coworking, pour quantifier le nombre d'emplois liés à horizon douze ans. Il en ressort, selon lui, que 8% à 13% seront concernés par le coworking et le flex office.
La France devrait même « connaître une hausse de 88% des richesses produites » d'ici à 2030. Christophe Burckart se fonde sur une expérience à Fontainebleau (Seine-et-Marne), où des communautés se sont formées entre les différentes entreprises présentes. Résultat : elles auraient dégagé au global 1 million d'euros de chiffre d'affaires du fait de l'échange entre leurs collaborateurs.
Autre chiffre cité : 100 millions d'heures économisées. Le travail flexible se développe en effet de plus en plus à proximité des gares pour, paradoxalement, éviter les temps de trajet perdus en voiture ou dans les transports en commun. L'auteur de l'étude a d'ailleurs contractualisé une joint-venture avec la Banque des territoires et Orange pour créer davantage d'espaces en deuxième et troisième couronnes des agglomérations et surtout répondre aux besoins locaux. Pour lui, c'est également le symbole de sa capacité à investir dans le cadre de partenariats publics-privés.
Limiter l'usage des transports devrait même faire réduire de 7 millions de tonnes les émissions de dioxyde de carbone. Toujours dans cette optique, le DG de Regus France assure travailler à l'implantation de technologies de gestion des énergies dans ses bâtiments afin d'aboutir à une optimisation des consommations.
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Il faut néanmoins nuancer ces informations, car Regus a tout intérêt à projeter de telles données pour assurer sa croissance. Dans le communiqué accompagnant l'étude, Christophe Burckart écrit d'ailleurs : « Coworking, télétravail et autres nouvelles manières représentent l'avenir et sont amenés à prendre une importance considérable en particulier du fait des importants bénéfices qu'ils peuvent susciter. »