Après un épisode Covid douloureux, Valneva mise sur les vaccins contre la maladie de Lyme et le chikungunya
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DADO RUVIC
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De quoi se relancer. Pénalisé par la suspension de la production de son vaccin anti-Covid, le laboratoire franco-autrichien biotechnologie Valneva a annoncé ce vendredi une augmentation de capital de 102,9 millions d'euros via l'émission de 21 millions d'actions ordinaires aux États-Unis et en Europe. Ceci pour financer le développement de ses vaccins contre la maladie de Lyme et contre le virus du chikungunya. « En raison d'une très forte demande, la société a augmenté la taille de l'émission, initialement prévue à 40 millions de dollars », a indiqué Valneva dans un communiqué, en précisant que « le montant brut total devrait ainsi s'élever à environ 102,9 millions d'euros, ce qui équivaut à environ 99,9 millions de dollars ».
Une annonce qui intervient une dizaine de jours après que le laboratoire a détaillé les conséquences financières de la suspension de la production de son vaccin anti-Covid annoncée cette été. Le groupe a dû mettre fin à son partenariat avec l'allemand IDT Biologika, le sous-traitant qui produisait la substance active du vaccin, et doit, par conséquent, l'indemniser à hauteur d'une quarantaine de millions d'euros.
Pour rappel, Valneva développe un vaccin anti-Covid à la technologie plus classique que celle employée par les vaccins à ARN messager de Pfizer/BioNTech et Moderna, au coeur des campagnes de vaccination dans les pays occidentaux. Le labo, dont le vaccin est notamment approuvé dans l'Union européenne (UE) et au Royaume-Uni, a longtemps misé sur le fait que cette technologie plus traditionnelle trouverait sa place en convainquant une partie des vaccino-sceptiques rétifs aux vaccins à ARN messager.
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Mais le Royaume-Uni et l'UE ont fait le constat que leurs stocks de vaccins étaient largement suffisants et ont résilié leurs contrats. L'UE est toutefois revenue en partie sur cette décision pendant l'été, annonçant qu'elle ne ferait que diminuer le montant de sa commande existante. Mais cette réduction s'est avérée drastique (1,25 million de doses contre 60 millions prévus à l'origine) et a contraint Valneva à suspendre sa production.
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