Biomérieux doit sa bonne croissance à la biologie moléculaire

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Biomérieux fait face à un concurrent sérieux. L'arrivée du eSensor de Genmark, une technologie comparable au FilmArray, est attendue en Europe prochainement.
Biomérieux fait face à un concurrent sérieux. L'arrivée du eSensor de Genmark, une technologie comparable au FilmArray, est attendue en Europe prochainement. (Crédits : reuters.com)
Le groupe français spécialisé dans les diagnostics maintient une croissance forte à près de deux chiffres en 2016. Elle est dopée par ventes du FilmArray, un appareil capable de diagnostiquer des méningites ou encore des gènes de résistances aux antibiotiques. Ce système a été lancé il y a quels mois en Europe et aux États-Unis.

Mercredi 1er mars, Alexandre Mérieux, Directeur général de Biomérieux, n'a pas voulu s'étendre sur les polémiques autour des tests de la maladie de Lyme, lors d'une conférence de presse dédiée aux résultats annuels du groupe. Cela "ne représente pas grand-chose en termes de revenus", estime-t-il.

Le patron a préféré insister sur les performances de FilmArray qui "a contribué à 50% à la croissance de Biomérieux", souligne-t-il. Cet appareil de diagnostic, lancé en Europe et aux États-Unis l'année dernière, a généré 249 millions d'euros en 2016, et permet à l'activité biologie moléculaire de Biomérieux de croître 42,7% à 322 millions d'euros. À taux de change constant, le groupe peut se targuer d'une hausse annuelle de 9,6% (à taux de change constant ; 7,1% si l'on compte les effets de change) de ses revenus, à 2,1 milliards d'euros en 2016, et des bénéfices de 179 millions d'euros (+62%).

Les bonnes ventes de ce système basé sur la biologie moléculaire, destiné à la détection de cibles d'acide nucléique multiples, peuvent s'expliquer par sa polyvalence. Il est capable de détecter une vingtaine de virus et bactéries respiratoires, plusieurs pathogènes et gènes de résistance aux antibiotiques. Il peut également déceler des bactéries et parasites responsables de diarrhées infectieuses ou encore des méningites.

Si le groupe dispose d'une telle technologie, c'est grâce à l'acquisition de Biofire, société alors propriétaire de ce système, pour près d'un demi-milliard de dollars.

Plus d'investissements en R et D

Comptant sur le FilmArray, Biomérieux vise en 2017 une croissance à taux de change constante proche de celle de 2016. Biomérieux compte développer d'autres applications pour ce produit. Il annonce ainsi "un renforcement de ses investissements en R et D, qui pourraient dépasser 13,5 % du chiffre d'affaires, pour le développement de la gamme FilmArray".

Également groupe dirigé par Alexandre Mérieux espère doper la production et la commercialisation du produit l'international. Il "n'y réalise pour l'instant qu'une petite partie son chiffre d'affaires". Depuis le 2e trimestre 2016, le groupe français peut commercialiser son produit aux États-Unis, après avoir reçu le feu vert de l'Agence américaine des médicaments (FDA). Biomérieux compte sur son usine de production de Salt Lake City dédiée à cela depuis 2016 pour gonfler ses ventes aux États-Unis, notamment. Il mettra en place également des forces de ventes. Il espère en outre lancer le produit sur de nouveaux marchés.

Biomérieux fait toutefois face à un concurrent sérieux. L'arrivée de l'eSensor de Genmark, une technologie comparable au FilmArray, est attendue en Europe prochainement.

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