Corée du Sud : Novartis en difficulté dans une affaire de corruption

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Novartis rejette l'accusation selon laquelle la direction de Novartis en Corée du Sud aurait donné son approbation aux infractions.
Novartis rejette l'accusation selon laquelle la direction de Novartis en Corée du Sud aurait donné son approbation aux infractions. (Crédits : © Arnd Wiegmann / Reuters)
Six hauts responsables de la filiale sud-coréenne de Novartis sont accusés d'avoir offert des rabais illégaux à des médecins.

Novartis, le premier groupe pharmaceutique mondial, risque de voir plusieurs de ses médicaments bannis des pharmacies en Corée du Sud, après les accusations de corruption contre des dirigeants locaux, écrit le journal Financial Times, jeudi 11 août.

Selon le quotidien, le parquet sud-coréen a demandé au gouvernement de suspendre l'activité de Novartis, car six hauts responsables de la filiale sud-coréenne sont en effet accusés d'avoir offert des rabais illégaux à des médecins d'un montant allant jusqu'à 2,6 milliards de wons (2,1 millions d'euros).

Novartis en Corée du Sud n'est pas complice des infractions, promet le groupe Suisse

"Nous regrettons de constater que plusieurs collaborateurs et anciens chefs de division ont organisé en Corée des réunions en comité restreint et d'autres activités scientifiques par le biais de revues spécialisées qui contreviennent à la politique de l'entreprise et ne sont pas en accord avec notre culture d'entreprise ni avec les attentes de la société envers notre industrie", a réagi le groupe pharmaceutique Novartis dans un mail à l'AFP.

"Nous avons dû constater que certains collaborateurs ont contrevenu aux normes d'autorégulation de l'Association des entreprises de recherche pharmaceutique coréennes (KRPIA) en proposant à des médecins la prise en charge de frais de voyage pour la participation à des congrès à l'étranger", a-t-on ajouté de même source.

Novartis rejette cependant l'accusation selon laquelle la direction de Novartis en Corée du Sud aurait donné son approbation aux infractions. Les détails de l'accusation vont d'abord être analysés avant d'entreprendre de nouvelles démarches, écrit le groupe pharmaceutique dans son communiqué.

Le groupe suisse précise enfin que la suspension de la vente de certains médicaments en Corée du Sud n'est qu'une des éventuelles sanctions possibles.

(Avec AFP)

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