Thomas Insel a quitté sa fonction de leader des programmes de recherche dans la santé mentale chez Verily Life Sciences. Un coup dur pour la filiale santé d'Alphabet (Google), qui mène des projets ambitieux mais subit des défections régulières.
Avec sa partie dédiée à la "santé mentale", Google espère développer des systèmes pour diagnostiquer, prévenir, trouver des solutions contre l'autisme, les troubles de l'humeur et les psychoses notamment. Et ce, afin de supplanter les solutions actuelles qui sont partiellement efficaces ou inexistantes. Pour le moment, Verily Life Sciences n'a pas annoncé de lancement, ni même de pistes de développement précises de produits ou de technologies contre les troubles mentaux et maladies mentales.
Défections multiples
Thomas Insel n'est pas le premier haut cadre à quitter la jeune société, créée quatre ans plus tôt (elle s'appelait Google Life Sciences avant de devenir Verily Life Sciences en 2015). Le site spécialisé Statnews a recensé entre 2014 et début 2016 une douzaine de départs de cadres importants de Verily Life Sciences : des scientifiques, leaders ou ingénieurs. Ces derniers ont changé de filiale ou rejoint la concurrence. Toujours selon le site, plusieurs collaborateurs de Verily Life Sciences se sont plaints d'un manque de priorités et d'orientations claires dans les projets.
Verily s'appuie sur son savoir-faire dans le big data
Malgré tout, Verily Life Sciences a gagné la confiance de grands acteurs de la santé, les laboratoires pharmaceutiques en particulier, grâce à ses capacités en big data et analyse de données. Verily Life Sciences s'est ainsi associé aux géants pharmaceutiques GSK, ou encore à Sanofi avec la coentreprise Onduo, visant à trouver de nouvelles solutions pour les patients diabétiques.