La neuvième vague de Covid-19 arrive : que sait-on et que cherche-t-on encore sur le virus ?

Florence Pinaud
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Un feu devant un centre de depistage du covid-19 a nantes
STEPHANE MAHE

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Un feu devant un centre de depistage du covid-19 a nantes
STEPHANE MAHE
C'est confirmé ! Une nouvelle vague de Covid-19, la neuvième selon le décompte, s'abat sur la France avec le sous variant BQ.1.1. Le ministre de la Santé, François Braun, assure que son bras ne tremblera pas pour imposer à nouveau le port du masque dans les transports publics. Une situation inquiétante alors que la quatrième dose de vaccin conseillée aux plus fragiles peine à s'imposer. Trois ans après l'apparition du nouveau virus en Chine, le SARS CoV-2 n'est pas près de disparaître et à chaque vague, certains s'inquiètent d'un nouveau tsunami comme en 2020. De nombreuses questions subsistent sur la maladie : la Covid-19 est-elle toujours aussi dangereuse ? Sait-on bien la soigner ? Le vaccin nous protège-t-il suffisamment ? A quoi sont dus les Covid longs ?
Force est de constater que, lors de la 8ème vague Covid, l'hôpital n'a pas été submergé et les services de réanimation n'ont pas été saturés. « Tant que les nouveaux variants sont issus d'Omicron, ils sont moins enclins à provoquer des pneumonies, affirme Anne-Claude Crémieux (*), virologue à l'hôpital Saint-Louis et membre de l'Académie de médecine. La vaccination a aussi diminué le nombre de formes sévères et on hospitalise surtout des patients au schéma vaccinal incomplet ou immunodéprimé. Une large part des patients Covid hospitalisés le sont aussi, non pas à cause du coronavirus, mais parce que l'infection a entraîné la décompensation de leurs comorbidités : diabète, insuffisance cardiaque, insuffisance pulmonaire, etc.). »
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Le fait d'avoir côtoyé le virus de près ou de loin pendant plus de deux ans a amélioré l'immunité de la population et réduit les cas de détresse respiratoire aiguë observés au printemps 2020. « Les premiers mois de la pandémie avaient provoqué des réponses explosives du système immunitaire chez des patients dits « naïfs » et dont le système rencontrait le virus pour la première fois, rappelle le Dr Jean-Michel Pawlotsky, virologue à l'hôpital Henri Mondor de Créteil. Ensuite, l'immunité acquise lors des primo infections et par la vaccination a atténué la violence de ces réponses à l'infection et donc la gravité des formes cliniques. » En clair, nos défenses immunitaires risquent aujourd'hui moins de perdre la boule et de détruire nos poumons pour supprimer un intrus qui les affole.
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