Le Royaume-Uni brise le tabou de la recherche génétique sur l'embryon humain

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C'est inédit. Le Royaume-Uni a annoncé lundi 1er février avoir autorisé des scientifiques à manipuler génétiquement des embryons humains dans le cadre de recherche médicale. L'autorité britannique de la fertilisation humaine et de l'embryologie a indiqué que cette autorisation concernait la méthode Crispr-Cas9 et qui permet de sélectionner et cibler des gênes pour mieux les neutraliser.
Cette équipe de recherche avait formulé une demande en septembre dernier afin de mieux comprendre la formation des cellules du placenta. Il s'agit de déterminer les causes des fausses couches. Ces recherches pourraient aller plus loin en progressant sur les connaissances sur l'infertilité mais également sur certaines maladies génétiques.
C'est la première fois qu'une équipe de recherche formule une demande d'autorisation de recherche depuis que le Royaume-Uni a assoupli sa législation en 2009. Le pays a, en effet, introduit dans son droit la possibilité d'autorisations exceptionnelles de modifications génétique d'embryons; mais uniquement dans un cadre de recherche et à condition que les embryons soient détruits dans un délai maximum de deux semaines.
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