Une nouvelle solution pour guérir des maladies génétiques avant la naissance ?

Une nouvelle methode de sequencage express de l'adn
© Handout . / Reuters

Une nouvelle methode de sequencage express de l'adn
© Handout . / Reuters
Une révolution à venir pour guérir certaines maladies génétiques ? Des chercheurs de l'université de Rosalind Franklin et de la faculté Health & Science de l'Oregon ont mis au point une méthode capable de traiter des maladies génétiques in utero, grâce à des injections dans le liquide amniotique. Ces séquences génétiques spécifiques injectées sont destinés à modifier les expressions du gène qui font défaut dans le fœtus.
Dans le détail, lors d'essais cliniques sur des souris, ils ont injecté des acides nucléiques appelés oligonucléotide antisens destinés à relier certains gènes. C'est la première fois qu'une méthode non invasive de ce type fonctionne sur un embryon.
Néanmoins, une expérience sur l'homme n'est pas encore à l'ordre du jour. Il existe "un obstacle majeur à la mise au point de traitements pour les maladies congénitales: le risque pour le fœtus en développement que ce type d'interventions peut présenter", explique Michelle Hastings, professeure à la tête de l'équipe de Rosalind Franklin.
Si cette méthode non-invasive, c'est-à-dire n'intervenant pas sur le fœtus, venait à être utilisée sur l'homme, elle pourrait permettre de voir les questions d'éthiques propre à la manipulation des embryons sous un nouveau prisme. Pour rappel, la convention d'Oviedo, ratifiée par 29 pays et le Conseil de l'Europe, l'interdit.
Mais la polémique sur la manipulation génétique des embryons avait été relancée par un essai réalisé à Canton en Chine avec la correction d'ADN sur deux embryons humains, début 2015. Puis, en février dernier, les autorités de santé britannique ont octroyé le droit à des scientifiques britanniques d'éditer le génome sur des embryons humains sains de quelques jours, avec la méthode du CRISPR, afin de chercher des traitements contre l'infertilité. Enfin, en septembre, un scientifique suédois a également mis la question sur la table en modifiant le génome d'embryons (lors de sa formation entre 7 et 15 jours) sains pour améliorer les recherches autour de la fécondation in vitro.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

À lire également
Une partie des scientifiques réclament un moratoire sur la question de l'édition du génome. Ils estiment qu'il serait "irresponsable de procéder" avant que les risques d'une telle méthode soient mieux évalués et avant qu'"il y ait un consensus social sur l'opportunité de l'édition du génome".
Ces derniers craignent que les interventions sur le génome créent des changements permanents et potentiellement irréversibles.
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie