L'Afrique du Sud se pose des questions sur ses investissements dans le nucléaire

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Le risque amplifié de catastrophe nucléaire au Japon a amené la ministre sud-africaine de l'Energie à se montrer très prudente sur la construction de centrales dans son pays. Des propos qui font planer un doute sur le récent partenariat nucléaire de Pretoria avec la France.

Alors que le Japon s'apprête au pire, les pays qui, dans le monde, avaient l'intention d'investir dans la construction de centrales nucléaires ou sur la prolongation du parc existant se posent des questions. C'est le cas ce mardi matin de l'Afrique du Sud. Interrogée, lors d'une conférence sur l'électricité, sur les deux nouvelles explosions survenues à la centrale de Fukushima-Daiichi, qui ont provoqué une hausse du niveau de radioactivité sensible jusqu'à Tokyo, la ministre sud-africaine de l'Energie a reconnu que son pays s'interrogeait : "Cela a une incidence dans notre manière de prendre nos décisions, dans notre manière d'élaborer nos politiques mais également dans notre manière de construire des centrales nucléaires", a expliqué Elizabeth Dipuo Peters.

Des propos qui font, du coup, planer un doute sur la suite que compter donner Pretoria à l'accord signé récemment avec la France à l'occasion d'une visite du président Jacob Zuma à Paris. Deux accords de formation ont notamment été signés entre Areva et l'entreprise publique sud-africaine de promotion de l'énergie nucléaire NECSA, et entre EDF et l'électricien Eskom.

L'Afrique du Sud ne dispose à ce jour que d'une seule centrale nucléaire, implantée près du Cap. Le pays, qui dépend à plus de 90% du charbon pour sa production d'électricité, prévoit de prter à 14% d'ici 2030 la part de son énergie apportée par le nucléaire.

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