Énergie : L’hydrolien attend toujours son heure H
Nathalie Jourdan
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Vue du prototype d'hydrolienne "à double axe vertical" conçu pour le projet Flowatt du raz Blanchard lors de son relevage.
Hydroquest
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Vue du prototype d'hydrolienne "à double axe vertical" conçu pour le projet Flowatt du raz Blanchard lors de son relevage.
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Dans la famille des énergies marines, je demande l'hydrolien. Mais de quoi parle-t-on précisément ? Cousine germaine de l'éolien offshore, la technologie consiste à produire de l'électricité grâce aux courants marins ou fluviaux par l'intermédiaire de turbines mues par le mouvement de l'eau. Sur le papier, cette source d'énergie présente au moins deux avantages. Sa production est prévisible : la force des courants liés aux marées reste stable au fil des années. Elle est aussi « invisible » puisque les générateurs sont le plus souvent immergés à plusieurs dizaines de mètres de profondeur. Deux qualités dont ne peuvent se prévaloir les moulins à vent marin.
En revanche, le gisement marémoteur français est nettement moins abondant que celui dont bénéficient les turbines placées en surface. Évalué à 60 GW pour les éoliennes marines autant que la capacité installée du nucléaire, il n'est que de 4,5 GW pour les hydroliennes -dont plus des trois quarts dans le puissant courant du Raz Blanchard au large du Cotentin. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'Etat français a longtemps soutenu cette technologie du bout des lèvres.
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En 2018, l'hydrolien avait été aussi écarté de la Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE) au nom de son immaturité et de ses coûts trop élevés. A l'époque, ce feu rouge vif avait précipité la liquidation du fabricant de génératrices OpenHydro (ex filiale de NavalGroup) et la fermeture de son usine cherbourgeoise moins de deux mois après... son inauguration.
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