Sabella a repris en janvier les brevets et actifs des activités hydroliennes de GE Renewable Energy, qui au terme de cet accord est entré au capital de la société quimpéroise à hauteur de 15%. Dans un marché encore en devenir, la PME veut optimiser son concept de turbine pour atteindre un coût de l’électricité plus compétitif.Spécialisée dans la conception et le développement d'hydroliennes, la société d'ingénierie quimpéroise Sabella a signé le 18 janvier dernier un contrat grâce auquel elle entend poursuivre sa croissance et son implantation sur le marché de l'électricité produite à partir des courants marins.
En rachetant les activités hydroliennes (arrêtées en 2016) de GE Renewable Energy, la PME de 25 personnes est devenue propriétaire d'un portefeuille de concepts et de technologies variées. Ces actifs comprennent les technologies développées depuis 2003 par la filiale de General Electric dans le domaine hydrolien, mais aussi par les sociétés issues du rachat des actifs énergie d'Alstom en 2015 (TGL, Rolls Royce, Alstom). Sabella met aussi la main sur Oceade, suspendue en 2017 et dont la technologie concerne trois types de turbines (DG III, DG IV, DG IV.1) dont la production s'est élevée à 1,6 GWh.
Sabella, qui a développé son propre concept de turbine, a désormais la possibilité de proposer les technologies les plus adaptées aux conditions naturelles de différents milieux. Avec l'objectif d'aboutir à un coût de l'électricité plus compétitif et qui se rapproche de celui des autres énergies renouvelables. Si le nucléaire se situe autour de moins de 50 euros du mégawattheure, l'éolien en mer baisse et s'affiche à 120 à 130 euros le mégawattheure tandis que le solaire se situe autour de 142 euros.
Valorisation des briques technologiques
« L'ajout des brevets et technologies étudiées par GE Renewable Energy et confirmées par des milliers d'heures d'expériences in situ va permettre d'optimiser la conception des générations de produits à venir, notamment pour de nouvelles applications, avec des impacts potentiels sur les turbines elles-mêmes, leur installation et leur maintenance. Ces briques technologiques sont à valoriser pour apporter des innovations, optimiser la performance et la fiabilité de nos hydroliennes et réfléchir à notre stratégie », explique Marlène Moutel, ingénieure commerciale chez Sabella.
Pascale Paoli-Lebailly, à Rennes