Engie au CES de Las Vegas : les startups d'abord

Engie, d'autres ont fait une offre sur les gazoducs de petrobras
Benoit Tessier

Engie, d'autres ont fait une offre sur les gazoducs de petrobras
Benoit Tessier
Pourquoi un grand groupe tel qu'Engie s'invite-t-il à la fête mondiale de l'innovation ? « Au fil des années, le concept du CES a évolué du pur BtoC vers le BtoB, tandis que dans le même temps, on observait un essor des startups sans précédent », explique Stéphane Quéré, directeur de l'innovation d'Engie. C'est pourquoi depuis 2016 le groupe participe au CES, avec un parti-pris : mettre en avant les startups. C'est d'ailleurs au sein de l'Eureka Park, le lieu qui leur est réservé, qu'on trouve son stand, accueillant une trentaine de personnes, y compris les startups et les partenaires. Parmi ces derniers, les groupes Michelin et Axa, ainsi que trois incubateurs (celui de l'école Polytechnique ainsi que les hollandais Rockstart et International School Delft), chacun accompagné d'une startup de son choix.
« Notre stratégie a toujours consisté à mettre en avant les startups, reconnaît Stéphane Quéré. Jusqu'à présent il s'agissait de celles dans lesquelles nous avions investi, et cette année, de celles avec lesquelles nous travaillons dans le cadre d'appels à projets. »
Au fil des années, Engie est entré au capital de 15 startups, et a noué 45 deals dans le cadre de 70 appels à projets. De trois startups en 2016, le groupe en emmène 14 cette année, et présentera pas moins de 27 solutions.
Favoriser le développement de celles qui appartiennent déjà à l'écosystème d'Engie, via les rencontres voire les contrats susceptibles d'être noués sur le salon, est l'un des objectifs de sa participation au CES. Mais, largement aussi important, il s'agit aussi de soigner sa propre visibilité « afin d'être dans le « top of mind » de startups qui pourraient travailler avec nous, et de repérer de nouvelles jeunes pousses » précise Stéphane Quéré. C'est pourquoi six personnes d'Engie issues de la recherche, du digital, du bâtiment connecté, des collectivités et du « Business to consumer » arpenteront les allées pour faire de la veille.
Engie, qui s'est positionné depuis deux ans sur ce marché, ne pouvait passer à côté du focus smart city choisi cette année par les organisateurs, qui y dédient pour la première fois un espace spécifique. Olivier Biancarelli « préfère parler de « better city today » car les solutions pour les villes existent concrètement et nous les déployons sur le terrain.»
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Le groupe aura dépassé fin 2018 l'objectif de 40% de croissance sur ce marché en trois ans qu'il s'était fixé.
Mais les startups ne sont pas les seuls centres d'intérêt du groupe.
Inversement, de nombreux acteurs ont également demandé à rencontrer des représentants d'Engie et de multiples rendez-vous ont d'ores et déjà été fixés, notamment avec d'autres grands groupes.
Plus étonnant, le CES semble l'endroit idoine pour rencontrer des collectivités locales du monde entier mais aussi...des élus français ! La Région Sud (nouveau nom de PACA), qui sera présente en force, figure également au carnet de bal d'Engie.
Au-delà des contacts, Engie est-il particulièrement intéressé par l'évolution de certaines technologies ?
S'il est impensable de ne pas en être, comment analyser le succès d'une participation au CES tant les enjeux sont divers ?