Alors que les cultures subissent les effets des fortes chaleurs et que les agriculteurs sont de plus en plus confrontés aux défis climatiques, le Parlement européen a récemment ouvert la voie aux nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l’agriculture. Cette décision marque un tournant pour le secteur.
Cette biotechnologie permet de modifier très précisément le génome d’une plante sans y introduire d’ADN étranger. Elle est présentée comme une solution pour améliorer certaines qualités végétales, notamment leur résistance au stress hydrique, leur rendement, leur conservation ou leur résistance aux maladies. Ces techniques ouvrent ainsi le champ des possibles pour concevoir de nouvelles variétés végétales.
Longtemps réclamées par le Copa-Cogeca, le plus important syndicat d'agriculteurs et de coopératives agricoles au niveau européen, ainsi que par les grands semenciers au nom de la compétitivité européenne, les NGT sont désormais sur le point d'être intégrées au cadre réglementaire. Pour l’Union française des semenciers (UFS), cette adoption est une « avancée majeure pour la sélection variétale et l’agriculture en Europe », soulignant le retard de l’Europe sur ces techniques autorisées en Chine ou aux Etats-Unis.
La Commission européenne a désormais deux ans pour rédiger les actes d’exécution et rendre opérationnel le cadre réglementaire, qui devrait s’appliquer à partir de mi-2028. Le groupe auvergnat Limagrain anticipe cette échéance. Le quatrième semencier mondial travaille sur ces technologies depuis 2017 afin de s’approprier ces outils complexes.