Baffinland convoité par Arcelor Mittal, Nunavut et... un chinois

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Tandis qu'ArcelorMittal demande aux actionnaires de Baffinland d'accepter son offre qu'elle estime supérieure à celle du canadien Nunavut, l'ancien patron de la société minière évoque jeudi l'intérêt d'une société publique chinoise.

Arcelor Mittal a demandé jeudi aux actionnaires du producteur canadien de minerai de fer Baffinland d'accepter son offre, qu'elle estime supérieure à celle de Nunavut Iron Ore (société canadienne soutenue par des fonds de capital-investissement), avant le 10 janvier. Mais ce dernier pourrait étendre la sienne au-delà de cette date, et en améliorer les conditions.

A ce jour, Nunavut propose 1,45 dollar canadien par action pour 60% des parts, valorisant la société à 570 millions de dollars, tandis que Arcelor Mittal en offre 1,40 dollar par action pour 100 % des parts, soit 550 millions de dollars canadiens. La société luxembourgeoise a annoncé qu'elle n'irait pas plus loin.

Similaires sur le plan financier, les offres diffèrent entre une prise de contrôle totale pour Arcelor Mittal et "l'incertitude de l'offre partielle coercitive de Nunavut", comme l'écrit le numéro un mondial de l'acier sur son site web.

Mais un nouveau candidat à la reprise se profilerait à en croire l'ancien patron (et toujours actionnaire) du canadien Baffinland, Gordon McCreary. Ce dernier a en effet évoqué jeudi l'intérêt de "China Inc., une entreprise publique chinoise à laquelle (il) s'intéresse depuis des années." Selon l'ancien patron, cette société chercherait à évaluer le dossier Baffinland depuis environ deux ans, et possèderait notamment un grand nombre de renseignements sur le gisement de Mary River.

Ce gisement situé en Arctique, que Baffinland cherche à développer, contiendrait pas moins de 365 millions de tonnes de minerai de fer et vaudrait " des milliards "selon Gordon McCreary, alors que les offres d'Arcelor Mittal comme celle de Nunavut ne représentent, selon ses propres termes "que des cacahuètes."

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