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Autonomie des voitures électriques : où en est-on ?

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(Crédits : DR)
Au Mondial de l’auto, les constructeurs présentent des modèles de véhicules 100% électriques à l’autonomie toujours plus grande. L’occasion de faire le point.

C'est l'une des caractéristiques que l'acheteur potentiel d'un véhicule électrique regarde en premier : son autonomie. L'automobiliste français qui craint toujours, ne serait-ce qu'inconsciemment, que le 100% électrique ne le restreigne dans ses déplacements. Ceci alors que le maillage des bornes sur le territoire ne cesse de se densifier (le cap des 23 000 bornes publiques de recharge a été atteint ces dernières semaines dans le pays, selon l'association Avere).

Actuellement, la France compterait une borne de recharge pour environ 6,5 véhicules électriques. Il n'empêche que plus l'autonomie affichée est grande, plus le consommateur est rassuré. C'est pourquoi les constructeurs et leurs ingénieurs s'affairent autour de ce qui pourrait être assimilé à une « course à l'autonomie ».

Dans les allées du Mondial de l'auto, certains indices ne trompent pas : sur grands écrans, sur de petites affiches de présentation voire même sur quelques voitures, impossible de rater le gros chiffre indiquant la distance que l'on peut parcourir sereinement sans avoir à recharger son véhicule !

485 kilomètres chez Kia

Un sondage mené par l'Avere et la société Mobivia, publié courant septembre, a montré qu'il faudrait une autonomie allant jusqu'à 500 kilomètres pour convaincre 60% des automobilistes de passer à l'électrique (les 40% restant souhaitent une autonomie qui aille au-delà de ces 500 kilomètres).

On n'en est pas encore tout à fait là, mais le progrès avance : la Kia e-Niro, présentée au Mondial cette année, l'illustre bien, avec ses 485 kilomètres d'autonomie !

En vidéo, une sélection de cinq modèles 100% électriques repérés dans les allées du Mondial :

A l'image :

-          Kia e-Niro

-          Tesla Model X

-          Renault ZOE

-          Audi e-Tron

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Commentaires
a écrit le 12/11/2018 à 13:49 :
Fait étonnant, aucun écolo de parle de l'énorme pollution provoquée par la fabrication des batteries. Ni du fait qu'en fin de vie le prix de remplacement des batteries est plus élevé que le prix de la voiture !
a écrit le 08/11/2018 à 17:56 :
Si l'on se calque sur l'existant, ou si l'on se contente des remplacer des pompes à gasoil par des bornes de recharge, on a peu de chances de progresser. Ou alors il faudra surtout installer des bornes de recharge ultra rapides.
A noter que les installateurs de bornes pourraient être divers et variés, aussi bien les communes, les fournisseurs de mobilier urbain, de parkings, les parkings de centres commerciaux, les gestionnaires de réseaux divers et variés, etc... Question opportunité et de rationalité, par exemple DeutscheTelekom qui transforme ses boitiers en bornes de rechange (http://www.avere-france.org/Site/Article/?article_id=7470).
Quand on voit déjà à Paris les difficultés à installer des bornes de recharge pour des vélos sur la voie publique, cela oblige à repenser un ensemble d'infrastructures. On ne va se plaindre, il est tout de même plus facile de tirer des câbles électriques, que d'installer des citernes de carburant et tout le monde a déjà électricité chez soi.

Question de complémentarité et de logistique.
Le chiffres actuels semblent raisonnables avec 6,5 VE par borne, mais c'est surtout une question de répartition et d'habitude d'usage. Pour preuve, chacun imagine dans quel contexte utiliser les VE et étudie logiquement si cela sera rentable.
Ce qui veut dire que les VE seront au début réservés à quelques "privilégiés" ou à des professionnels se déplaçant dans un périmètre réduit et avec trajets et des horaires réguliers. C'est de la logistique et il y a des secteurs et des types de transports où le VE est parfaitement adapté, d'autres moins.
Malgré que ce soit un marché naissant, il y a déjà des usages complémentaires, dont le Vehicle-to-Grid et pour les plus chanceux la possibilité de produire (partiellement) sa propre électricité devrait inciter à s’équiper.

Du point de vue commercial, il y a des chances (ou des risques) que le marché des VE stagne au début, puis ait une croissance fulgurante par effet de mode ou par évolution technologique, puisque nous n'en sommes qu'au début de la technologie.
a écrit le 31/10/2018 à 14:13 :
Quelle est le bilan énergétique d'un véhicule électrique, de sa construction à sa destruction ?
a écrit le 30/10/2018 à 19:41 :
C'est vrai, imaginez 20 voitures sur une station de service autoroutiere, tous faisantes charge rapide a 50 kW ca fait 1 MW. C'est une installation industrielle. Infrastructures tres importantes a construire - a recuperer du prix de l'electricite vendu......
Réponse de le 31/10/2018 à 16:17 :
Quand vous voyez 20 voitures qui font un plein, de 3 minutes, il faut imaginer que le plein électrique mettra 30 mn donc qu'il y aura 200 voitures en charge !!!! soit 10 MW (calcul à affiner !!!!)
a écrit le 29/10/2018 à 10:29 :
Si je peux monter à Malmö en deux jours comme avec ma 208, j'achète (1700km), on voit des prises la bas (dont des Tesla, reconnaissables), à voir si y en a partout (Laponie), je fais des demi-pleins de gazole justement pour ne pas avoir le souci des stations (et fait pareil ici, même si on ne manque pas de choix, le zéro qui approche n'est pas pour moi (stress)).
La taxe carbone est censée nous faire passer à l'électrique, pas à l'hybride qui consomme encore des taxes pétrolières, carbone dissuasive, autres. On ne peut déclarer que la taxe carbone est là pour nous faire changer et proposer de conserver le pétrole comme carburant. L'ennui de mélanger souvent pollution CO2, gaz inodore, à effet de serre, et les particules (existant en essence à injection directe, l'UE réclame enfin des FAP sur moteur neuf) et gaz irritant.
Le véhicule électrique en Israël qui pouvait remplacer (robot, par en dessous) la batterie déchargée par une chargée (en station dite 'service'), temps réduit, a périclité, je crois. Pouvoir remplacer, comme sur un appareil photo la batterie vide par une chargée en stock, c'est pourtant pratique, pas besoin de charge ultrarapide, rapide, juste du stock.
Réponse de le 29/10/2018 à 17:48 :
La charge rapide est maintenant bien plus efficace que le procédé de remplacement de la batterie qui n’avait aucun avenir car non normé et demandant une logistique hors de prix.
Pour info j’ai fait 1300 km en 3 jours avec une zoe 40kwh, en ne roulant pratiquement pas le deuxième jour et sans passer par l’autoroute et les bornes de recharge rapide. Donc Malmö est presque à votre portée.
Réponse de le 30/10/2018 à 8:26 :
1300 km en 3 jours ? donc deux jours pour Paris Nice, c'est bien ce que j'écrivais ci-dessous. Vous le confirmez vous m^me, après expérimentation : rien de tel ! mieux que la théorie !
a écrit le 28/10/2018 à 13:17 :
500 km d'autonomie ? Pour un Paris Nice, comment on fait ? Il faut deux jours avec une recharge de nuit dans un hôtel ...
Réponse de le 29/10/2018 à 17:42 :
Et bien, vous vous arrêtez toutes les deux heures comme recommandé par la sécurité Routière et pendant que vous prenez votre café vous rechargez sur une borne 50kw et bientôt 100kw installée par edf le long de l’autoroute.
Je vous promets vous ne perdrez pas trop de temps et vous apprécierez plus le voyage en vous disant que vous économisez du co2 et de l’essence.
Réponse de le 30/10/2018 à 8:23 :
Les jours de grands départs, avec des millions d'automobilistes sur les routes, il va y avoir un problème ! Cent vehicules 'et c'est un minimum !) qui rechargent 100 kW en m^me temps, ça fait 10 MW . Il va falloir augmenter la taille des réseaux EDF et réserver une centrale nucléaire dans la vallee du Rhone rien que pour ça ! Ca tombe bien, il y en a là... (je n'ose pas parler de renouvelables , s'il pleut !)
Réponse de le 03/11/2018 à 14:31 :
Pour un Paris-Nice la raison recommande de prendre le train et de louer sur place si nécessaire. Le problème de la mobilité c'est surtout pour les ruraux et les banlieusard éloignés des gares.

Mais vous avez le point en ce qui concerne l'infrastructure de rechargement des véhicules électriques.

Le réseau existant n'est pas adapté, tant en nombre de stations, qu'en puissance délivrable par le réseau, qu'en quantité d'électricité disponible.

L'hiver dernier on est passé très prêt du shutdown à plusieurs reprises. S'il avait fallu alimenter ne serait ce que 500 000 voitures électriques en plus on y passait à chaque fois. Le but est de passer à près de 40 millions de véhicules propres.

Or, on ne voit pas au gouvernement que ces questions sont prises en considération dans une politique globale d'aménagement qui va de la production propre à la distribution, au recyclage des véhicules et tout ce qui doit accompagner (création des parkings périphériques, voies cyclables, réforme ferroviaire et des transports en commun de proximité).
Réponse de le 03/11/2018 à 18:52 :
Je suis d'accord... Avant de promouvoir a tour de bras les vehicules électriques, il faut développer à tour de bras les transports en commun et notamment le rail (et non pas les bus Macron). Les vehicules électriques ont leur place, mais le créneau n'est pas si grand que ça : uniquement des courtes distances, en ville pour les obligés (artisans, taxis...) ou à la campagne .
a écrit le 14/10/2018 à 17:25 :
Comme pour les émissions de CO2, il faudrait que les chiffres annoncés obéissent à une SEULE norme rigoureuse et surtout représentative des conditions normales d'utilisation.
En attendant, comme pour les émissions de CO2, la triche est de mise.
Réponse de le 29/10/2018 à 17:44 :
C’est fait, la nouvelle norme existe et elle est même plutôt conservatrice: avec un peu d’eco conduite vous ferez mieux

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