Comment le drone s'est imposé dans le paysage industriel
Camille Lhost - Article partenaire Enedis
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Huit tentacules, un œil et quatre hélices, à première vue, le drone ressemble à un poulpe. Pas franchement attrayant. Pourtant, il possède des avantages qui n'ont pas manqué de séduire ErDF, GrDF, RTE ou la SNCF. Stéphane Morelli, directeur général d'AzurDrones.
Ancien militaire, le chef d'entreprise s'est rapidement engouffré dans la brèche pour monter sa start-up. Car depuis trois ans, la réglementation a beaucoup changé. Autrefois réservés à la sécurité civile, les drones peuvent aujourd'hui être utilisés pour des opérations professionnelles.
AzurDrones ne fournit pas uniquement les images captées par ses engins. Sa société traite les données et établit des rapports.
Une question se pose tout de même. Si le drone effectue des tâches autrefois réalisées par des salariés, que vont devenir ces ouvriers ? Pour Stéphane Morelli, le drone est « complémentaire au travail humain, il ne le remplace pas ». Il voit dans cette innovation une mutation des métiers. « Les actuels gérants d'exploitations deviendront des pilotes de drones. »
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Selon l'institut Xerfi, le marché des drones devrait atteindre 300 millions d'euros d'ici la fin de l'année. Il pesait trois fois moins en 2013. Une progression fulgurante qui a été écorchée par plusieurs scandales au printemps dernier. Certains objets pilotés par des amateurs avaient survolé des centrales nucléaires.
L'horizon semble dégagé pour AzurDrones. La société a multiplié les contrats cadres. Pour Stéphane Morelli, l'année 2016 devrait voir la pieuvre se transformer en poule aux œufs d'or.
Camille Lhost - Article partenaire Enedis
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