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Il calcule la rentabilité du photovoltaïque

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« les gens veulent juste savoir ce que ça va leur coûter et combien ça va leur rapporter »
« les gens veulent juste savoir ce que ça va leur coûter et combien ça va leur rapporter » (Crédits : © kalou1927 - Fotolia.com)
La plateforme en ligne In Sun We Trust propose d’indiquer aux particuliers et professionnels s’il est pertinent pour eux d’investir dans l’installation de panneaux photovoltaïques. Une énergie dont l’utilisation, encore marginale, progresse petit à petit.

L'équation est simple. Pour David Callegari, cofondateur de la start-up In Sun We Trust, lorsque l'on évoque l'intérêt d'installer des panneaux solaires sur leur toit, « les gens veulent juste savoir ce que ça va leur coûter et combien ça va leur rapporter ». C'est pour répondre à ce questionnement qu'il a lancé l'an dernier, avec un ami de lycée, le portail In Sun We Trust. L'idée, « être capable de déterminer s'il est pertinent d'installer des panneaux photovoltaïques sur un bâtiment, à partir de son adresse postale ». Le site, gratuit, couvre toute la France métropolitaine -hors Corse-. Il se base sur les données du Centre d'observation impact énergie de Mines ParisTech, pour s'assurer que le toit reçoit suffisamment de soleil, en prenant en compte la présence des structures voisines (immeubles hauts, église...). In Sun We Trust calcule le gain potentiel sur vingt ans, en cas de revente de l'électricité au tarif réglementé. Il propose aussi la mise en relation avec des installateurs un peu partout en France (une quarantaine actuellement, une vingtaine à venir). Pour David Callegari, avec « un bon installateur qui fournit du bon matériel », le photovoltaïque devient rentable « à partir de 1 000 kilowattheure par kilowatt crête ». Comptez, selon lui, environ 15 000 euros pour l'installation de panneaux sur une surface de 30 à 40 mètres carrés de toiture, rentabilisée en dix ans (sans emprunt bancaire). A l'heure actuelle, In Sun We Trust reçoit chaque jour entre 50 et 100 simulations et, en moyenne, deux demandes de devis.

Vaincre la peur de l'arnaque

Les chiffres ne sont pas encore vertigineux. Le site est récent et la demande en photovoltaïque reste timide (1.4% de la consommation électrique française en 2015). Selon les chiffres du ministère de l'Ecologie, le bilan 2015 est contrasté pour la filière : une puissance du parc national en hausse de 16% sur l'année (à 6 549 Megawatteurs), mais un nombre de nouvelles installations en baisse de 39%, particulièrement sur celles de faible puissance. Du côté d'In Sun We Trust, on a une idée de ce qui freine encore les clients potentiels.

« Les gens pensent que le photovoltaïque n'est pas rentable mais ne vérifient pas, expliquent ses dirigeants. Ils ont aussi peur de tomber sur une arnaque. Il y a eu des drames avec, notamment, des gens qui se sont retrouvés endettés. »

David Callegari en perçoit une illustration dans le fait que le sud-est de la France ne fasse pas partie de son premier contingent de clients. « Beaucoup d'histoires » ont eu lieu dans cette zone, selon lui.

Au chapitre économique, la société se rémunère via une commission de 3 à 7% perçue à l'achèvement des travaux réalisés après une demande de devis sur le site. Elle espère nouer des partenariats avec des collectivités dans les semaines à venir, avec l'appui d'une version améliorée de son site. « En remplacement du cadastre solaire, avec la même prestation, mais moins chère », explique-t-on chez In Sun We Trust. Google a annoncé il y a quelques semaines le lancement d'un portail analogue aux Etats-Unis. Pas de quoi paniquer David Callegari, qui se voit bien devenir le pendant du géant américain en Europe. Et qui croit que le photovoltaïque, « même s'il reste encore une niche (...) est probablement le futur de l'énergie ».

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Commentaires
a écrit le 31/01/2017 à 12:04 :
faite attention aux arnaques j'ai cru faire une affaire en me faisant poser des panneaux solaire chez moi a une hauteur de 12 kwc j'ai meme contracté un credit affécter pour financer mon projet et j'ai compris plus tard que ce n'est pas rentable du tout j'ai imédiatement regarder sur internet pour voir si il y'a d'autre personne dans mon cas apparement il y'a enormement de pleinte contre les installateurs pour ma part je suis passé par l'association des victimes du photovoltaique qui ma accompagné jusqu'au procés et j'ai finalement obtenue gain de cause !! merci a l'avp
Réponse de le 24/03/2018 à 12:26 :
J'aimerais connaître le site de l'association des victimes du photovoltaique et comment les contacter ? Merci
a écrit le 30/03/2016 à 16:01 :
Merci pour l'article je ne connaissais pas. Interessant de voir qu'en France aussi nous pouvons realiser des projets ambitieux et venir concurrencer les geants americains...
a écrit le 22/03/2016 à 14:06 :
Il existe déjà de nombreux simulateurs éprouvés et indépendants. Car un prestataire amené ensuite à facturer des prestations d'étude présente pour moi un conflit d'intérêt.
Par exemple lien mise en place par les institutions européennes http://re.jrc.ec.europa.eu/pvgis/apps4/pvest.php?lang=fr&map=europe
Réponse de le 30/03/2016 à 16:02 :
Bonjour,
PVGIS, que vous mentionnez, utilise la version gratuite des algorithmes mis au point par le laboratoire OIE des Mines ParisTech. Fiables donc mais qui datent un peu. La version utilisée par In Sun We Trust est la V4, bien plus précise et performante.
Par ailleurs, contrairement à In Sun We Trust, PVGIS ne prend pas en compte les ombrages créés par les batiments voisins (essentiel en milieu urbain ou périurbain)
a écrit le 22/03/2016 à 9:52 :
Je comprends l'argumentation en faveur du photovoltaiqur, mais la méfiance repose à mon avis sur les 4 questions suivantes :
1. Est-ce bien sain d'installer des panneaux sur le toit de son habitation ?
2.Quels sont les frais d'entretien ?
3. Que se passe-t-il en cas d'incendie ?
4. quelle est leur durée de vie et la problématique du recyclage de matériaux hautement toxiques ?
Réponse de le 30/03/2016 à 15:57 :
Bonjour,
Ce sont des questions qui peuvent se poser mais auxquelles il existe des réponses très très claires ! Vous pouvez aller sur le site en question ou bien tout simplement sur le site de l'ADEME (entre autres)
a écrit le 17/03/2016 à 10:43 :
Bonjour. Est-ce que quelqu'un à le lien du simulateur dont parle l'article ? Merci !
Réponse de le 20/03/2016 à 17:15 :
Bonjour,

Apparemment il n'est pas possible d'indiquer un lien. je vous invite donc à faire une recherche Google, vous devriez trouver facilement :)
Merci !
a écrit le 15/03/2016 à 23:27 :
Pour un prix à peine plus élevé autant faire du solaire hybride = électricité + chauffage + eau chaude, voire convecteurs solaires etc Voir Dualsun (France) pour les panneaux hybrides ou Nelskamp (Allemagne/France) pour les tuiles/ardoises solaires hybrides. Délai d'armortissement plus court et rendement optimal.
Réponse de le 22/03/2016 à 14:13 :
On peut aussi citer le système français SYSTOVI.
Il récupère la chaleur des panneaux haut rendement même en hiver et l'insuffle dans l'habitation, faisant office de vmc double-flux par la même occasion. Le même système inversé en été permet de refroidir l'habitation. L'avantage du solaire avec chauffage est qu'il est accepté pour les réductions d'impôts, ce qui n'est plus le cas du photovoltaïque pur.

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