Les fonds d’investissement peinent encore à investir dans la défense
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Les sociétés d'investissement peinent à investir dans l'économie de la défense.
Reuters
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Les sociétés d'investissement peinent à investir dans l'économie de la défense.
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Passé de mode, sensible d'un point de vue d'image et de réputation, et lourdement contrôlé par l'Etat, le secteur de la défense est délaissé depuis des années par les investisseurs privés.
Pour tenter de pallier ces difficultés, le ministre de la défense Sébastien Lecornu, puis le délégué général de l'armement, Emmanuel Chiva, essayent de cajoler les investisseurs privés. Lundi 23 janvier, la direction générale de l'armement a ainsi accueilli une brigade de quatre-vingt fonds d'investissement pour lancer un dialogue entre le ministère et les fonds, et initier « un club des investisseurs de la défense ». Ce projet « suit une grande messe de la BITD », le 20 mars, où Sébastien Lecornu avait déjà fortement insisté sur les besoins de collaboration entre les fonds privés et la BITD.
L'écosystème de la défense français concerne près de 4000 entreprises - dont près de 2.500 entreprises « fonds-compatibles », si l'on écarte les filiales de grands groupes et les TPE. Le tout représente 210 000 emplois et près de 30 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an, selon la DGA. C'est bien moins que les 100 000 entreprises qui composent la defense industrial base américaine.
C'est pourquoi, à la suite des demandes de l'administration américaine d'augmenter les dépenses nationales et européennes en défense, et dans le sillage de la guerre en Ukraine, Emmanuel Macron essaie de mobiliser les troupes et d'irriguer un secteur longtemps dédaigné par les investisseurs.
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L'enthousiasme de la place est réel, sur le principe : « on constate une vraie mobilisation des fonds pour se saisir des sujets de la défense et de la souveraineté, qui dépasse le simple effet de mode », souligne Alexis Dupont, directeur général de France Invest, l'association qui réunit les fonds d'investissement établis en France. « Mais il existe des difficultés réelles, qu'il ne faut pas nier. »
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