Recrutement de cadres en Hauts-de-France : où sont passés les seniors ?
Gaëtane Deljurie, à Lille
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Les hautes rémunérations des seniors font partie des idées reçues.
Reuters
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Les hautes rémunérations des seniors font partie des idées reçues.
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C'est « une hausse proche de celle observée au niveau national (+16%) et qui place les Hauts-de-France parmi les régions les plus dynamiques de l'Hexagone », commente Valérie Fenaux, déléguée régionale APEC Hauts-de-France. Avec des bémols toutefois : « l'inflation qui devrait subsister et pénaliser notre tissu industriel, le risque de relèvement des taux d'intérêt, ainsi que les menaces géopolitiques, voire même la possibilité d'un enlisement des conflits sociaux (notamment la réforme des retraites) », prévient la déléguée.
Les prévisions de recrutements de cadres en Hauts-de-France ont donc été ajustées en conséquence pour 2023, avec une tendance à moins 6 % par rapport à 2022. Même si ce niveau élevé reste proche de la situation d'avant-crise, les offres d'emploi de cadres étant « tirées par les services à forte valeur ajoutée (commercial, ingénierie, industrie, conseil, banque assurance, communication média, informatique, etc.) ».
Parmi les grands enjeux, évidemment vient la question du recrutement, notamment dans les zones enclavées. « Dans les solutions préconisées, il est urgent de changer le regard et les pratiques sur les seniors, en plus d'adapter les politiques de rémunération au contexte d'inflation, de reconstruire une dynamique collective de travail et de répondre aux aspirations nouvelles », résume l'APEC.
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Seniors, le mot est lâché. Sauf que de l'avis des services de ressources humaines, les candidatures de personnes de plus de 50 ans sont inexistantes. « Chez Insepti, c'est simple, nous n'avons pas de candidats dans cette tranche d'âge », regrette Maud Kechiche, chargée de ressources humaines dans cette société de conseils spécialisée dans la valorisation du capital données des entreprises. « Notre entreprise compte 18 collaborateurs : malgré un process de recrutement assez rapide, les candidats se laissent le temps de réflexion, afin d'attendre les autres propositions... Nous faisons donc appel à l'apprentissage, à des stages pour mieux intégrer les jeunes recrues chez nous ».
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