La rémunération devrait rester le premier critère - et le premier vecteur - de satisfaction pour les cadres en entreprise. Parmi les cadres interrogés, 71% envisagent de demander une augmentation.
70% des cadres sont prêts à demander des hausses de salaires en 2023, selon la dernière grande enquête Robert Walters sur les rémunérations. Face aux risques de grande démission, les entreprises sont prêtes à accorder des hausses de 4% pour les salariés en poste et de 17% pour recruter des candidats. Le contexte : 87% des cadres ont songé à quitter leur poste en 2022.
La guerre des talents risque de s'amplifier en 2023. Après une année marquée par des fortes embauches, le marché de l'emploi des cadres devrait être encore dynamique l'année prochaine.
« Les volumes d'emploi sont historiques. Les difficultés de recrutement ont été consistantes tout au long de l'année 2022 », a déclaré Coralie Rachet, directrice du cabinet de recrutement international Robert Walters à Paris lors d'un point presse consacré, ce mardi 13 décembre, à une vaste étude annuelle sur les rémunérations dans le monde.
«Malgré les signaux de récession, les volumes d'emplois sont supérieurs à la main-d'œuvre disponible. De plus en plus d'entreprises font appel à des cabinets de recrutement. Ce qui illustre le niveau de tensions », ajoute-t-elle.
La reprise post-pandémie en 2021 avait considérablement accru les problèmes de recrutement sur le marché de l'emploi des cadres. Un an après, ces difficultés sont loin d'être retombées malgré une économie en berne. En France, le marché du travail enregistre des résultats surprenants avec un rythme des créations d'emploi supérieur à celui de l'activité. Selon les derniers chiffres de l'Insee dévoilés ce mardi 13 décembre, le secteur privé a crée plus de 120.000 emplois nets au cours du troisième trimestre. L'emploi a ainsi augmenté de 0,6% entre juillet et septembre contre 0,4% au deuxième trimestre.
Le rebond de l'économie en 2021 et la guerre en Ukraine ont propulsé l'inflation à des niveaux records cette année. L'indice des prix à la consommation pourrait finir au dessus de 6%, selon la dernière note de conjoncture de l'Insee du mois d'octobre. En face, les entreprises ont commencé à faire des efforts en matière de rémunération. Mais, la plupart des catégories socioprofessionnelles ont connu des pertes de pouvoir d'achat, d'après les récentes enquêtes menées par la direction statistique du ministère du Travail.
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