Zara ne répercutera pas la hausse de la TVA en Espagne

Le groupe espagnol Inditex a décidé de ne pas répercuter la future hausse de la TVA décidée en Espagne. Les ventes d'habillement ont reculé de 9,8 % en avril, pour le 22ème mois consécutif.
Inditex, propriétaire de la chaîne Zara, relance la guerre des prix.
Inditex, propriétaire de la chaîne Zara, relance la guerre des prix. (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)

Inditex entre en résistance. Le groupe espagnol, qui détient l'enseigne Zara, a décidé de ne pas répercuter la future hausse de la TVA en Espagne. Cette décision - elle sera applicable aux huit enseignes d'Inditex - a été faite au lendemain de l'annonce du plan de rigueur de Mariano Rajoy. Le Premier ministre espagnol a annoncé que le taux de TVA sera relevé de trois points, à 21 %.

22 mois de chute

Ce n'est pas la première fois qu'Inditex opère ainsi. Le groupe a les moyens de comprimer ses marges et de solliciter ses fournisseurs. En 2011, sa rentabilité nette a atteint 14 % de son chiffre d'affaires mondial (13,7 milliards d'euros). En 2010, lors de la dernière hausse de la TVA en Espagne, Inditex avait également choisi de ne pas la répercuter dans ses prix pour éviter une baisse d'activité. Deux ans après, en Espagne, le leader du marché doit toujours composer avec des ventes en berne : en avril 2012, pour le 22ème mois consécutif, elles ont reculé de 9,8 %.

900 emplois créés par Inditex

Malgré cette conjoncture, le groupe détenu par Amancio Ortega, première fortune du pays, a maintenu tous ses investissements en Espagne. En début d'année, il a annoncé vouloir redoubler d'efforts en consacrant 290 millions d'euros à l'extension de son siège social d'Arteixo, près de La Corogne, en Galicie, et à la création d'un entrepôt dédiée à son enseigne Massimo Dutti en Catalogne. Ces deux projets doivent déboucher sur la création de 900 emplois.

Bikinis à 5 euros

Reste à savoir comment les concurrents réagiront à la guerre des prix qu'ouvre Inditex. Parmi eux, figure Primark. L'enseigne britannique y fait fi de la crise, d'après son directeur financier, John Bason, des propos rapportés par Reuters. Et ce grâce à un positionnement de prix agressif, avec des jeans à 11 euros et des bikinis à 5. Implantée en Espagne depuis 2006, l'enseigne (238 magasins dans le monde) a ouvert quatre nouveaux points de vente au deuxième trimestre 2012. Il prévoit trois nouvelles inaugurations d'ici à la fin 2012. Signe que certains distributeurs tirent leur épingle du jeu.

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