Menace de grève : British Airways saisit la justice

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British Airways a saisi la justice pour tenter d'empêcher une grève de 12 jours projetée par ses personnels de bord durant la période des fêtes, affirmant que le vote du personnel est entaché d'irrégularité.

British Airways a saisi la justice pour tenter d'empêcher une grève de 12 jours projetée par ses personnels de bord durant la période des fêtes, affirmant que le vote du personnel est entaché d'irrégularité. "BA a lancé une action en justice dans le but d'épargner aux clients l'énorme stress et les perturbations qui menacent, du fait de la décision (du syndicat) Unite d'appeler à une grève de 12 jours à partir du 22 décembre", déclare mardi le directeur général de BA Willie Walsh dans un communiqué.
 

"La compagnie aérienne a demandé à Unite d'annuler le mot d'ordre de grève d'ici mardi 14h00 GMT. Il n'en a rien fait et BA agit en référé pour empêcher la grève". Le personnel de bord de BA a voté la grève à partir du 22 décembre, à l'appui de revendications tenant à des suppressions d'emplois et à des changements dans les conditions de travail.
 

Selon BA, ce scrutin n'est pas valide en raison d'irrégularités. BA pense que des bulletins de vote ont été envoyés à des personnes ayant déjà quitté la compagnie ou en passe de le faire et qui n'auraient donc pas dû voter légalement, souligne une porte-parole de la compagnie aérienne.
Quelque 13.000 employés de BA ont été consultés par Unite, et 92,5% d'entre eux se sont prononcés en faveur de la grève.
 

Le transporteur aérien veut que les trois quarts de ses équipages acceptent une hausse des salaires de 2 à 7% cette année, salaires qui seront gelés en 2010. Elle veut aussi que 3.000 membres du personnel passent au temps partiel et veut ramener de 15 à 14 les équipages pour les vols longue distance à partir de l'aéroport londonien d'Heathrow.
 

L'action BA a clôturé en baisse de 2,19% à 196,6 pence, après que des analystes ont souligné que la grève pourrait coûter plus de 250 millions de livres (279 millions d'euros) de chiffre d'affaires à la compagnie.
 

Le PDG de Virgin Atlantic Richard Branson souhaite que le gouvernement intervienne pour éviter toute perturbation aux projets de vacances des passages à l'avenir. "C'est à l'évidence extrêmement préjudiciable pour tout le monde, la société, le personnel et, encore plus important, les passagers", a-t-il dit à Reuters. "Il doit y avoir de nos jours de meilleurs moyens que la grève pour résoudre les différends... peut-être le gouvernement doit-il envisager d'autres manières de résoudre les conflits que les vieilles méthodes qui vont gâcher la vie de tant de gens".

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