La grève va continuer sur le RER A

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Les conducteurs du RER A ont décidé, lors d'assemblées générales, de reconduire leur mouvement pour la journée de ce mardi. Une grève qui a déjà coûté cinq millions d'euros à la RATP selon son président Pierre Mongin. Retrouvez ci-dessous les numéros et adresses utiles pour vous informer sur le trafic.

Nouvelle journée de galère prévue pour les usagers de la ligne A du RER. Les conducteurs ont en effet décidé, lors d'assemblées générales, de reconduire leur mouvement pour la journée de ce mardi. Les négociations entre les syndicats et la direction de la RATP sont toujours dans l'impasse malgré quelques contacts par mails. Les syndicats CFDT, CGT, FO, Sud, UNSA et Indépendants, à l'origine de ce mouvement, réclament toujours une prime d'au moins 100 euros.

Le président de la RATP, Pierre Mongin, s'exprime ce mardi dans Le Figaro. Il souligne que "la grève est toujours l'expression d'un rapport de force et cette fois-ci les salariés n'ont pas assez mesuré notre détermination". Selon lui, la grève a déjà coûté 5 millions d'euros alors qu'il prévoit que le résultat opérationnel de l'entreprise devrait diminuer de moitié du fait de la baisse du trafic et de la baisse des ventes de pass Navigo.

Il assure pourtant que "nous allons mettre en place des tableaux de service qui intègrent les observations faites sur le terrain. Nous avons avancé à début 2010 les réunions de négociation sur le déroulement des carrières. Et nous avons annoncé une prime supplémentaire de 80 euros par mois si les conducteurs atteignent les objectifs que nous fixe le Syndicat des transports d'Ile-de-France. Nous ne pouvons aller plus loin car cela nous exposerait à un dérapage des salaires insoutenable en cette période de crise. A la RATP (...) les représentants du personnel seront désignés fin 2010. Le nouveau seuil de 10% pour qu'un syndicat soit représentatif donne à ces élections un enjeu de survie pour certaines organisations. Du coup, notre dialogue a souffert de réticences des syndicats à expliquer ces avancées sur le terrain par peur d'être soupçonnés de faiblesse et d'en subir les conséquences électorales".

Le trafic risque donc de se limiter encore ce mardi à deux trains sur trois - un peu mieux que la semaine dernière - aux heures de pointe (7h30-9h30, 16h30-19h30) et à un trafic presque nul le reste de la journée.

Renseignements

Par téléphone: 0800.15.11.11 (numéro vert)

Sur le Net: http://www.ratp.fr

Par téléphone mobile: wap.ratp.fr

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Commentaires
a écrit le 21/12/2009 à 20:07 :
Honte à eux !

Depuis près de deux semaines, les agents de la RATP débrayent et, de jour en jour, la paralysie gagne tout Paris... Merci la fin d'année !

L'un des motifs : la préservation de leur sacro-saint régime de retraite qui, en réalité, n'a pas été réformé. Non contents de cumuler un maximum de privilèges ils ont donc encore décidé de nous pourrir la vie.

Comparons les retraites des agents de la RATP à celles des salariés du privé :

- Âge moyen de la retraite : 55 ans contre 61 ans aux salariés du privé.
- Base de calcul de la pension: 6 derniers mois de la carrière pour la RATP contre les rémunérations de l'ensemble de la carrière, même les mauvaises années, pour le privé
- 13e mois de retraite : oui pour les agents de la RATP, non pour les autres
- Niveau de la retraite garanti :oui avec un minimum de 75 % du dernier traitement (après carrière complète) pour les agents de la RATP, non pour les salariés du privé (taux de remplacement continuellement en baisse)
- Compensations aux réformes des retraites : amélioration des rémunérations de fin de carrière, octroi de points retraite complémentaire, amélioration des réversions, etc. pour les agents de la RATP ...mais aucune pour les salariés du privé

C'est bien simple, non seulement le régime de retraite de la RATP a été très peu réformé mais les agents ont récolté, en contrepartie, de nouveaux avantages. Et, le pire, c'est que la RATP est incapable de financer son régime. Alors, ce sont les contribuables, les salariés du privé qui payent. Plus de la moitié des dépenses retraite de la RATP est financée par l'impôt.

Pour couronner le tout, la RATP, en ce moment même, est en train de négocier discrètement avec les pouvoirs publics la possibilité de mettre à la charge des caisses de retraite du privé, pourtant exsangues, les 21 milliards d'euros d'engagements retraite qu'elle n'a jamais provisionnés...A suivre !

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