En fusionnant avec US Airways, American Airlines redevient le numéro un mondial du transport aérien

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AMR, maison mère d'American Airlines, et US Airways ont annoncé leur fusion. American Airlines va redevenir numéro mondial avec 5% de l'offre mondiale en sièges, devant United et Delta. La nouvelle entité pèsera 11 milliards de dollars en Bourse.

C'est officiel. AMR, maison mère d'American Airlines, et US Airways ont annoncé leur fusion. American Airlines va redevenir numéro mondial. En se rapprochant d'US Airways, la compagnie de Dallas remontera sur la première marche du podium, une place qu'elle avait occupée de 2001(après le rachat de TWA) à 2008, date à laquelle elle s'est faite distancer par Delta en 2008 après sa fusion avec Northwest Airlines, puis par United en 2010 à l'issue de son rapprochement avec Continental. Les trois mastodontes américains vont se tenir dans un mouchoir de poche. American et US Airways ont pesé à eux deux 38,7 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2012 (28,9 milliards d'euros), légèrement plus que United (37,15 milliards) et Delta (36,7 milliards). Mais ce n'est pas en chiffre d'affaires qu'American sera numéro un mondial. Il sera en effet inférieur à celui du groupe Lufthansa qui, en 2012, a dépassé les 28,7 milliards enregistrés en 2011 (les chiffres seront publiés le 14 mars). Mais en capacités. Selon des chiffres de l'association internationale du trafic aérien (Iata) communiqués à La Tribune le 19 novembre dernier, le couple American-US Airways possède 5% des capacités mondiales en sièges kilomètres offerts, devant United (4,8%), Delta (4,6%), Emirates (3,4%), Lufthansa (2,8%, mais sans Swiss, et Austrian), Southwest (2,6%, sans Air Tran), et Air France (2,3% sans KLM) au même niveau que British Airways.

1500 avions
Cette fusion entre les numéros 3 et 5 américain va créer une compagnie géante comptant près de 100.000 employés et plus de 1.500 avions, près de trois fois plus qu'Air France-KLM. Les deux compagnies ont plus de 600 nouveaux appareils en commande ferme. Comme pour toutes les autres fusions dans le ciel américain, la nouvelle entité conservera la marque la plus puissante, American Airlines. Elle disposera de plusieurs hubs aux Etats-Unis, ceux d'American de Dallas, Miami, Chicago, New-York (JFK), et Boston Los Angeles et ceux d'US Airways, Phoenix, Charlotte, Philadelphie. Les deux réseaux sont relativement complémentaires. En revanche les flottes ne le sont pas. American est tout Boeing quand US Airways compte un très grand nombre d'Airbus. Côté alliance, American restera dans Oneworld aux côtés de British Airways et d'Iberia. Et US Airways quittera Star Alliance. Doug Parker, PDG  de US Airways, sera PDG et membre du Comité de direction. Il assumera les fonctions de PDG lorsque le mandat du PDG actuel d'American, Tom Horton, prendra fin, en 2014, lors de la première assemblée générale annuelle des actionnaires. Le siège de la société sera situé dans la base d'American,à Dallas-Forth Worth, au Texas.

Les créanciers d'American détiendront 72% de la nouvelle entité
Après les rapprochements de Delta et de Northwest en 2008, de United et de Continental en 2010, puis des low cost Southwest et d'Air Tran en 2011, American et US Airways devaient de bouger. US Airways s'est retrouvée complètement isolée. Sa part de marché aux États-Unis (6 %) est près de 2,5 fois inférieure à celle de United (15,3 %) et Delta (14,96%). American suit avec 11,74% de parts de marchés. US Airways était à l'écart au sein Star Alliance par rapport à United. Quant à American, en redressement judiciaire depuis novembre 2011, elle devait également rebondir pour revenir au niveau de ses rivaux.
Le rapprochement American-US Airways est structuré uniquement en actions, les créanciers d'American Airlines détiendront à l'issue de l'opération 72% de l'entité combinée, et les actionnaires d'US Airways recevront le solde. La nouvelle entité pèsera 11 milliards de dollars en Bourse. La transaction devrait générer plus d'1 milliard de dollars en synergies annuelles nettes en 2015, dont 900 millions générées par l'optimisation des réseaux.

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