Menacé, MyFerryLink plombe les résultats d'Eurotunnel

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Le Royaume-Uni va-t-il couler MyFerryLink ? La compagnie maritime transmanche, ex-SeaFrance, à qui Eurotunnel loue les bateaux, risque de devoir cesser son activité à la fin de l'année si son appel de l'interdiction britannique d'opérer depuis Douvres n'est pas suspensif, a estimé le PDG d'Eurotunnel Jacques Gounon lors d'une conférence téléphonique à l'occasion de la publication des résultats semestriels du groupe.
L'autorité britannique de la concurrence et des marchés (CMA), qui estime que MyFerryLink doit être indépendante d'Eurotunnel a confirmé le 27 juin "sa décision selon laquelle Eurotunnel ne doit plus être autorisé à exploiter le service de MyFerryLink depuis Douvres".
Jacques Gounon a dit attendre "sous quelques jours la notification de l'autorité britannique de la concurrence".
"Tant que nous n'aurons pas épuisé toutes les voies de recours, on garde les bateaux(...) et on prévoit de redémarrer une exploitation parce que c'est une action stratégique de permanence de nos obligations de service public, souscrite il y a 25 ans", a détaillé le PDG du groupe.
Quant au personnel de la compagnie, qui n'est pas salarié d'Eurotunnel puisque constitué en Scop (société coopérative et participative), Jacques Gounon a évoqué "un drame social, qui devrait occuper les services de l'Etat comme pour toute cessation d'activité". MyFerryLink compte 533 emplois en France et 71 en Grande Bretagne.
Les mauvaises nouvelles n'arrivent jamais seules, Eurotunnel a également annoncé des résultats du premier semestre dans le rouge. Le groupe affiche une perte nette d'ensemble de 11 millions d'euros, réduite de plus d'un tiers par rapport à celle de la même période de l'an passé. À lui seul, MyFerryLinK enregistre 14 millions d'euros de perte.
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Saisonnière, l'activité transmanche est traditionnellement bien meilleure au second semestre qu'au premier. Après une perte nette de 18 millions durant le premier semestre 2013, Eurotunnel avait dégagé en fin d'exercice un bénéfice net de 101 millions d'euros. De fait, le groupe table pour l'année 2014 sur un résultat positif.
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