CDG Express : comment le financement est assuré sans taxe sur les passagers d'ici à 2024

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(Crédits : Décideurs en région)
Selon le secrétaire d'Etat aux transports, la Caisse des Dépôts devrait rejoindre ADP et SNCF Réseau dans le gestionnaire de l'infrastructure de cette liaison directe entre l'aéroport de Roissy et Paris. Ils apporteront 400 millions de fonds propres.

Le financement de CDG Express, la future liaison ferroviaire directe entre l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle et Paris, sera assuré par un nouveau montage évitant une taxe sur les billets d'avion qui devait s'appliquer en 2017, a annoncé Alain Vidalies le secrétaire d'Etat aux Transports dans une interview à La Tribune.

Pas de taxe avant la mise en service

L'entrée en vigueur dès 2017 d'une taxe appliquée aux seuls passagers de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle hors correspondances, avait été envisagée auparavant, provoquant de vives critiques des compagnies aériennes.

« Mon objectif principal était d'empêcher la mise en place d'une taxe sur les billets d'avion tant que l'infrastructure ne fonctionnerait pas, c'est-à-dire, pas avant 2024. C'était ma seule exigence et je l'ai obtenu. Le gouvernement a fait voter un amendement en ce sens », a indiqué Alain Vidalies.

La Caisse des Dépôts entre dans la danse

Par conséquent, le montage financier a pris une autre tournure. Privés des 350 millions d'euros de cette taxe, ADP et SNCF Réseau verront la Caisse des Dépôts leur donner un coup de pouce pour augmenter les fonds propres du gestionnaire d'infrastructures.

Le plan de financement « prévoit un engagement du gestionnaire de l'infrastructure composé d'ADP, de SNCF Réseau et probablement de la Caisse des Dépôts, portant sur un montant total de fonds propres de 400 millions d'euros et sur 100 millions d'avances remboursables sur lesquelles ADP s'est prononcé, ce qui devrait permettre la bancabilité du projet », a-t-il ajouté.

Notification à Bruxelles

Le nouveau montage proposé par le gouvernement et adopté par l'Assemblée la semaine dernière dans le cadre de l'examen du Projet de loi de finance rectificative " Le coût global du projet de ligne ferroviaire (32 kilomètres de long, dont 8 de voies nouvelles) qui reliera l'aéroport au centre de Paris en vingt minutes est estimé à 1,69 milliard d'euros. Le dossier sera envoyé à Bruxelles pour notification.

CDG Express, un élément du dossier de Paris pour les JO 2024

Si le financement n'avait pas été bouclé lors de la loi des finances rectificative, certains observateurs estimaient qu'il aurait impossible de présenter un financement finalisé pour le dossier de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques 2024, qui sera examiné en septembre lors la réunion du Comité international olympique prévue en septembre à Lima. C'est à ce moment-là que la ville hôte sera désignée.

Effectivement, l'élection présidentielle approchant et le locataire de Matignon ayant changé, il aurait difficile de compter sur les grands arbitrages du Premier ministre (le seul capable de faire converger autant d'intérêts divergents). Et, après l'élection en mai prochain, le temps qu'un nouveau gouvernement se saisisse du dossier, il aurait été également difficile de déboucher sur un accord avant septembre.

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Commentaires
a écrit le 14/12/2016 à 11:03 :
nos dirigeants depuis plus d'un demi siecle ne font que de boucher des trous
ceci est leur principe de gestion
comment explique que les aeroports de Roissy et orly n'ont pas ete realise avec une desserte rapide au centre de paris
ce qui est encore le cas pour notre dame des landes
exentrer du centre de nante
il est vrai que ceux qui decident ne sont pas ceux qui paye
eux reçoivent des compensations
a écrit le 13/12/2016 à 17:30 :
Il est incroyable qu'un projet évalué à 800 Millions d'euros soit totalement ignoré au profit d'un autre à 1.69 milliard d'euros.
a écrit le 13/12/2016 à 16:46 :
Ce CDG Express doit trouver son équilibre financier sans taxer l'ensemble des passagers qui ne l'utilisent pas. Le problème n'est pas l'investissement (même si ce n'est pas donné), mais le fonctionnement. Encore une taxe (repoussée à 2024).
a écrit le 13/12/2016 à 16:33 :
SNCF Réseau co-financeur de ce truc... Autant d'investissements qui ne se feront pas sur le réseau francilien.

Si le CDG express a des passagers (c'est à dire des gens prêts à payer 24 € le trajet vers la gare de Paris la plus excentrée, et mal desservie par le métro et non desservie par le RER) ils pourront toujours regarder les passagers du RER B marchant sur les voies le long de leur rame qui aura déraillé, subi une avarie ou arraché des caténaires vétustes....
a écrit le 13/12/2016 à 15:45 :
Je n'ai toujours pas compris l'intérêt de cette nouvelle ligne qui va faire doublon avec la future ligne 17 du métro automatique.

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