Le financement de CDG Express, la future liaison ferroviaire directe entre l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle et Paris, sera assuré par un nouveau montage évitant une taxe sur les billets d'avion qui devait s'appliquer en 2017, a annoncé Alain Vidalies le secrétaire d'Etat aux Transports dans une interview à La Tribune.
L'entrée en vigueur dès 2017 d'une taxe appliquée aux seuls passagers de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle hors correspondances, avait été envisagée auparavant, provoquant de vives critiques des compagnies aériennes.
Par conséquent, le montage financier a pris une autre tournure. Privés des 350 millions d'euros de cette taxe, ADP et SNCF Réseau verront la Caisse des Dépôts leur donner un coup de pouce pour augmenter les fonds propres du gestionnaire d'infrastructures.
Le plan de financement « prévoit un engagement du gestionnaire de l'infrastructure composé d'ADP, de SNCF Réseau et probablement de la Caisse des Dépôts, portant sur un montant total de fonds propres de 400 millions d'euros et sur 100 millions d'avances remboursables sur lesquelles ADP s'est prononcé, ce qui devrait permettre la bancabilité du projet », a-t-il ajouté.
Le nouveau montage proposé par le gouvernement et adopté par l'Assemblée la semaine dernière dans le cadre de l'examen du Projet de loi de finance rectificative " Le coût global du projet de ligne ferroviaire (32 kilomètres de long, dont 8 de voies nouvelles) qui reliera l'aéroport au centre de Paris en vingt minutes est estimé à 1,69 milliard d'euros. Le dossier sera envoyé à Bruxelles pour notification.
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Si le financement n'avait pas été bouclé lors de la loi des finances rectificative, certains observateurs estimaient qu'il aurait impossible de présenter un financement finalisé pour le dossier de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques 2024, qui sera examiné en septembre lors la réunion du Comité international olympique prévue en septembre à Lima. C'est à ce moment-là que la ville hôte sera désignée.
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Effectivement, l'élection présidentielle approchant et le locataire de Matignon ayant changé, il aurait difficile de compter sur les grands arbitrages du Premier ministre (le seul capable de faire converger autant d'intérêts divergents). Et, après l'élection en mai prochain, le temps qu'un nouveau gouvernement se saisisse du dossier, il aurait été également difficile de déboucher sur un accord avant septembre.
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