La déclaration devrait être bien accueillie par la direction d'Air France et par ses salariés. Le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, a indiqué que si une taxe de 1 euro sur chaque passager aérien prenant un vol à Roissy Charles-Gaulle (CDG) était nécessaire pour financer CDG Express, cette liaison ferroviaire entre l'aéroport et le centre de Paris prévue en 2023, « il faut réfléchir à une compensation pour en faire que l'opération soit blanche pour Air France et pour toutes les compagnies présentes sur l'aéroport de Roissy ». Cette compensation pourrait se traduire par une réduction d'autres taxes a notamment suggéré le secrétaire d'Etat.
La société créée par ADP, le gestionnaire de l'aéroport parisien, et SNCF Réseau, le gestionnaire des infrastructures ferroviaires, pour construire et exploiter CDG Express demande une taxe de un euro par passager aérien pour boucler son business plan. Selon Alain Vidalies, elle estime que sans cette garantie de recette extérieure, la levée de fonds pour le financement de ce projet n'est pas garantie.
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Cette décision a suscité une levée de boucliers de la part de la direction et des syndicats d'Air France. Le nouveau PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac a écrit un courrier au gouvernement pour fustiger cette nouvelle taxe, alors que le pavillon français est déjà lourdement taxé. Ce projet de taxe pour CDG Express complique le dialogue social à Air France. Difficile en effet de demander des efforts aux salariés quand le résultat de ces efforts est absorbé par une nouvelle taxe.
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