Taxe pour financer CDG Express : "Il faut une compensation pour Air France" (Vidalies)

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Le CDG Express, entre l'aéroport et le centre de Paris doit voir le jour en 2023.
Le CDG Express, entre l'aéroport et le centre de Paris doit voir le jour en 2023. (Crédits : Décideurs en région)
Le secrétaire d'Etat aux Transports a déclaré que si une taxe sur les passagers aériens était introduite pour boucler le financement de CDG Express, il fallait une compensation pour Air France et les compagnies présentes à Roissy.

La déclaration devrait être bien accueillie par la direction d'Air France et par ses salariés. Le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, a indiqué que si une taxe de 1 euro sur chaque passager aérien prenant un vol  à Roissy Charles-Gaulle (CDG) était nécessaire pour financer CDG Express, cette liaison ferroviaire entre l'aéroport et le centre de Paris prévue en 2023, « il faut réfléchir à une compensation pour en faire que l'opération soit blanche pour Air France et pour toutes les compagnies présentes sur l'aéroport de Roissy ». Cette compensation pourrait se traduire par une réduction d'autres taxes a notamment suggéré le secrétaire d'Etat.

Boucler le business plan

La société créée par ADP, le gestionnaire de l'aéroport parisien, et SNCF Réseau, le gestionnaire des infrastructures ferroviaires, pour construire et exploiter CDG Express demande une taxe de un euro par passager aérien pour boucler son business plan. Selon Alain Vidalies, elle estime que sans cette garantie de recette extérieure, la levée de fonds pour le financement de ce projet n'est pas garantie.

Cette décision a suscité une levée de boucliers de la part de la direction et des syndicats d'Air France. Le nouveau PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac a écrit un courrier au gouvernement pour fustiger cette nouvelle taxe, alors que le pavillon français est déjà lourdement taxé. Ce projet de taxe pour CDG Express complique le dialogue social à Air France. Difficile en effet de demander des efforts aux salariés quand le résultat de ces efforts est absorbé par une nouvelle taxe.

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Commentaires
a écrit le 13/09/2016 à 20:52 :
Et une fois de plus, la longue réflexion des politiques a amené à une solution peu ordinaire : une taxe ! Sûr que sans avoir fait l'ENA, ils n'y auarient jamais pensé :-)
a écrit le 13/09/2016 à 16:28 :
le CDG express n'a d'utilité que pour les passagers de CDG puisqu'il n'y aura aucune station entre Paris et l'aéroport.

Les contribuables payent déjà le fonctionnement du RER B qui dessert CDG, certes son fonctionnement est améliorable, mais il n'y a aucune raison qu'ils financent en plus le CDG express qui fait doublon et qui servira surtout les intérêts privés de ADP et des compagnies aériennes opérant sur CDG (dont AF n'est que l'une des parties).
Réponse de le 17/09/2016 à 11:24 :
je suis d'accord avec vous, que le passager paye. Dans ce cas là que le contribuable cesse de subventionner la SNCF (retraites, sûreté...) et que ce soit les passagers comme dans l'aérien. Chiche?
a écrit le 13/09/2016 à 13:33 :
Une écotaxe pour ce moyen de transport ultra polluant utilisé le plus souvent par des gens qui en ont les moyens ou remboursé par leurs entreprises me semblerait pour le moins naturelle.

Mais bon le gouvernement a reculé face aux lobbys des transporteurs routiers et pétrolier avec leur écotaxe qui était une bonne idée sauf de la faire gérer par une entreprise privée, c'était vraiment complètement stupide, on voit mal comment il pourrait valider et mettre en place une idée aussi progressiste.

Quand on est de droite on est pas progressiste et on soigne les intérêts des plus riches.

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