Taxe pour financer CDG Express : "Il faut une compensation pour Air France" (Vidalies)

Le secrétaire d'Etat aux Transports a déclaré que si une taxe sur les passagers aériens était introduite pour boucler le financement de CDG Express, il fallait une compensation pour Air France et les compagnies présentes à Roissy.
Fabrice Gliszczynski

1 mn

Le CDG Express, entre l'aéroport et le centre de Paris doit voir le jour en 2023.
Le CDG Express, entre l'aéroport et le centre de Paris doit voir le jour en 2023. (Crédits : Décideurs en région)

La déclaration devrait être bien accueillie par la direction d'Air France et par ses salariés. Le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, a indiqué que si une taxe de 1 euro sur chaque passager aérien prenant un vol  à Roissy Charles-Gaulle (CDG) était nécessaire pour financer CDG Express, cette liaison ferroviaire entre l'aéroport et le centre de Paris prévue en 2023, « il faut réfléchir à une compensation pour en faire que l'opération soit blanche pour Air France et pour toutes les compagnies présentes sur l'aéroport de Roissy ». Cette compensation pourrait se traduire par une réduction d'autres taxes a notamment suggéré le secrétaire d'Etat.

Boucler le business plan

La société créée par ADP, le gestionnaire de l'aéroport parisien, et SNCF Réseau, le gestionnaire des infrastructures ferroviaires, pour construire et exploiter CDG Express demande une taxe de un euro par passager aérien pour boucler son business plan. Selon Alain Vidalies, elle estime que sans cette garantie de recette extérieure, la levée de fonds pour le financement de ce projet n'est pas garantie.

Cette décision a suscité une levée de boucliers de la part de la direction et des syndicats d'Air France. Le nouveau PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac a écrit un courrier au gouvernement pour fustiger cette nouvelle taxe, alors que le pavillon français est déjà lourdement taxé. Ce projet de taxe pour CDG Express complique le dialogue social à Air France. Difficile en effet de demander des efforts aux salariés quand le résultat de ces efforts est absorbé par une nouvelle taxe.

Fabrice Gliszczynski

1 mn

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 4
à écrit le 13/09/2016 à 20:52
Signaler
Et une fois de plus, la longue réflexion des politiques a amené à une solution peu ordinaire : une taxe ! Sûr que sans avoir fait l'ENA, ils n'y auarient jamais pensé :-)

à écrit le 13/09/2016 à 16:28
Signaler
le CDG express n'a d'utilité que pour les passagers de CDG puisqu'il n'y aura aucune station entre Paris et l'aéroport. Les contribuables payent déjà le fonctionnement du RER B qui dessert CDG, certes son fonctionnement est améliorable, mais il n'...

le 17/09/2016 à 11:24
Signaler
je suis d'accord avec vous, que le passager paye. Dans ce cas là que le contribuable cesse de subventionner la SNCF (retraites, sûreté...) et que ce soit les passagers comme dans l'aérien. Chiche?

à écrit le 13/09/2016 à 13:33
Signaler
Une écotaxe pour ce moyen de transport ultra polluant utilisé le plus souvent par des gens qui en ont les moyens ou remboursé par leurs entreprises me semblerait pour le moins naturelle. Mais bon le gouvernement a reculé face aux lobbys des trans...

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.