Période cruciale pour CDG Express...et les JO à Paris en 2024

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L'idée est de trouver un montage financier entre l'Etat et les futurs actionnaires de CDG Express, afin que le gouvernement introduise dans le PLFR (projet de loi des finances rectificative) le principe d'une taxe à partir de 2024.
L'idée est de trouver un montage financier entre l'Etat et les futurs actionnaires de CDG Express, afin que le gouvernement introduise dans le PLFR (projet de loi des finances rectificative) le principe d'une taxe à partir de 2024. (Crédits : Décideurs en région)
Si un accord sur le montage financier n'est pas trouvé dans la loi des finances rectificative, il sera compliqué, en raison du contexte de l'élection présidentielle, de boucler le financement du projet avant la décision, en septembre 2017, de la ville qui accueillera les Jeux Olympiques 2024. Or, le projet de liaison ferroviaire directe entre Roissy et Paris est l'un des atouts de la candidature parisienne.

Les 15 jours qui arrivent s'annoncent cruciaux pour CDG Express, le projet de liaison ferroviaire directe entre l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle et le centre de Paris, prévue en 2023. Mais aussi pour la candidature de Paris aux Jeux Olympiques 2024 dans la mesure où CDG Express sera l'un des atouts pour l'emporter en septembre 2017 à Lima au Pérou, où se déroulera la session du Comité international olympique qui désignera la ville hôte.

La donne a changé

Or, le financement de projet estimé à 1,8 milliard d'euros n'est toujours pas bouclé. Le refus de l'Etat de couvrir le risque financier lié à un trafic inférieur aux prévisions, mais aussi de reporter à 2024 la taxe sur les passagers aériens initialement prévue en 2017, a changé considérablement la donne pour les futurs actionnaires du futur gestionnaire de l'infrastructure, le groupe ADP, SNCF Réseau, lesquels tentent d'embarquer la Caisse des Dépôts pour augmenter les fonds propres. Il les prive d'environ 350 millions d'euros initialement espérés entre 2017 et 2024.

« Si le financement n'est pas bouclé dans la prochaine loi des finances rectificative, fin novembre, il sera de impossible d'arriver à Lima l'an prochain en disant que le financement est finalisé », fait valoir un proche du dossier.

Car, l'élection présidentielle approchant, il ne faudra pas trop compter sur les grands arbitrages de Matignon (le seul capable de faire converger autant d'intérêts divergents) à partir du début de l'année prochaine, estiment plusieurs sources. Et, après l'élection en mai prochain, le temps qu'un nouveau gouvernement se saisisse du dossier, il sera difficile de déboucher sur un accord avant septembre.

« Auquel cas on se prend un an dans la vue », explique un autre proche du dossier, qui estime à « moins de 50% les chances de parvenir à un accord solide d'ici à un an. »

Accord dans le PLFR?

L'idée est de trouver un montage financier entre l'Etat et les futurs actionnaires de CDG Express, afin que le gouvernement introduise dans le PLFR (projet de loi des finances rectificative) le principe d'une taxe à partir de 2024. Bien qu'elle soit décalée, cette taxe est nécessaire pour contracter les emprunts bancaires des actionnaires. Dans ce montage, les futurs actionnaires du gestionnaire d'infrastructures seront davantage sollicités, en mettant une plus grande partie de fonds propres en risque. Déjà, certains évoquent un montant de cette taxe supérieure à celle d'un euro envisagée jusqu'ici. Dans un schéma favorable, le montage sera envoyé à Bruxelles pour notification et permettra de rédiger un contrat de concession.

Reste une question qui hante tous les partisans de CDG Express. Que se passera-t-il si le projet n'est pas bouclé d'ici à septembre prochain et que Paris n'est pas choisi pour les JO de 2024 ? La motivation politique risque-t-elle d'être au rendez-vous ? Peu probable.

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Commentaires
a écrit le 18/11/2016 à 8:10 :
On dépenserai 1,8 milliard pour des JO ? Et si pas de JO pas besoin de liaison ? Soit il y a utilité publique, soit non. Et on ne construit pas une infrastructure pérenne pour un évènement de quelques jours !

Comme ils ne sont pas totalement stupides, et compte tenu du niveau de probité des CIO et autres FIFA on ne peut qu'en conclure que les élus touchent des rétro commissions discrètes. Non au JO. Oui aux Hostos, Ecoles, etc etc
a écrit le 17/11/2016 à 14:03 :
Il serait souhaitable pour le contribuable français que les Jeux aient lieu ailleurs qu'en France. Okay, ceux qui s'en mettent plein les poches ne sont pas de mon avis :-)
Réponse de le 17/11/2016 à 18:00 :
Tout-à-fait d'accord.
Ce serait, aussi, bien pour les banlieusards qui galèrent tous les jours.
Et cela dégonflerait la baudruche Hidalgo: elle devrait libérer la circulation pour trouver de l'argent en faisant marcher l'économie.

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