Financement des transports : Montchalin coupe le robinet
César Armand
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Amélie de Montchalin est ministre des Comptes publics depuis le 23 décembre 2024.
LTD/Albert Facelly
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Amélie de Montchalin est ministre des Comptes publics depuis le 23 décembre 2024.
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Retour à la case départ pour la conférence Ambition France Transports. Cinq semaines après son lancement en grande pompe à Marseille par le Premier ministre, flottait, ce jeudi matin à Bercy, un air de déjà-vu. Intervenant en ouverture du raout gouvernemental, la ministre des Comptes publics s'est, de nouveau, fait l'avocate de la modération en matière d'argent public.
Commençant par rappeler que les transports génèrent 57 milliards d'euros de recettes, Amélie de Montchalin a aussitôt pointé les 79 milliards de dépenses consacrées. Après cette première douche froide, l'ex-représentante permanente de la France à l'OCDE a dénoncé le fait que « seul un tiers de ces dépenses publiques [soit] aujourd'hui dédiées à l'investissement, le reste subventionnant le fonctionnement ».
Avant d'aller droit au but : « Nous devons nous assurer que chaque euro public ne vienne pas "à la place de" mais "en complément" de financements privés. » Et comme ce discours n'avait pas été clair : elle en a remis une couche sur le rôle des deniers publics. « Il nous faut ainsi passer d'une logique de dépenses à une logique d'impact. Ne plus penser en termes de crédits consommés, mais de résultats produits. »
Amélie de Montchalin ne peut pas dire le contraire : elle doit trouver 40 milliards d'euros d'économies dans les prochaines semaines en vue du projet de loi de finances 2026. Sauf que les 150 acteurs politiques, publics et privés, qui participent à la conférence de financement des mobilités, sont les premiers à faire preuve d'une créativité fiscale sans limite pour financer les 3,5 milliards d'euros annuels qui manquent pour le rail et la route.
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À l'issue de la matinée de travail, le président d'Ambition France Transports, l'ancien ministre Dominique Bussereau a confirmé à la presse que l'argent était le nerf de la guerre. Dans le premier atelier consacré aux financements des autorités organisatrices de mobilité, la question du versement mobilité. Certains ne l'aiment pas (les patrons), d'autres veulent le libérer (les intercommunalités et les métropoles, qui rêvent de le déplafonner).
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