Acteurs politiques, publics et privés, ils seront tous là, ce jeudi matin, de 9 à 13 heures à Bercy. Cinq semaines après le lancement à Marseille de la conférence de financement des mobilités par le Premier ministre, François Bayrou, les parties prenantes sont convoquées à une matinée d'échanges sur le thème « mobiliser les financements privés pour les infrastructures de transport ». Les ministres de l'Économie, Éric Lombard, des Comptes publics, Amélie de Montchalin, et des Transports, Philippe Tabarot, interviendront en ouverture, mais ne feront aucune annonce. « Ils donneront des orientations », dit-on à l'hôtel de Roquelaure, siège du superministère de l'Aménagement du territoire.
Reste que les participants aux quatre groupes de travail, qui se réuniront cette après-midi, ne manquent pas d'idées et font preuve d'une créativité fiscale comme jamais. Dans l'atelier 2 sur le financement des infrastructures routières, les personnalités qualifiées sont unanimes pour dire qu'il faudra récupérer une partie des recettes des péages des autoroutes et les répartir entre les différents besoins. Ne serait-ce pour ne pas utiliser plusieurs fois la même somme.
Sauf que la première concession s'achève en 2031. Il ne sera donc pas possible de récupérer ces recettes avant 2032 au plus tôt. Subsiste alors une vraie interrogation restée sans réponse pour l'heure : comment entretenir les routes dans l'intervalle ? Ledit atelier a en effet planché sur les besoins et la dette grise du réseau départemental - un tiers des routes françaises - et s'est accordé sur le fait qu'il fallait donner la priorité à sa régénération.
« Sinon, les routes vont se dégrader, sans parler des risques d'accident. Nous ne sommes pas pour autant favorables à de nouvelles taxes même provisoires », souffle l'un d'eux.