« Réduire la fracture territoriale », « accélérer la décarbonation », « mettre en adéquation l'offre et la demande, pour l'emploi, la production, les marchés ou encore les loisirs »... François Bayrou ne minore pas l'importance des transports dans le quotidien des Français, et admet que le pays reste assez loin du compte. Mais pour le lancement d'Ambition France Transports, le Premier ministre a bien fait comprendre qu'il ne souhaitait pas desserrer les cordons de la bourse. Croyant « à la force et à la richesse des corps intermédiaires » et au débat, il laisse la charge aux parties prenantes de cette grande conférence sur le financement des mobilités de résoudre l'équation.
Le chef du gouvernement a ainsi décrit un modèle de financement des infrastructures de transport « à bout de souffle ». « Plusieurs dizaines de milliards d'euros sont nécessaires pour régénérer et moderniser notre réseau ferroviaire, ainsi que nos routes et autoroutes non concédées ». Mais il s'est empressé de rappeler que les marges budgétaires étaient extrêmement réduites. Il a été secondé dans cette tâche par Amélie de Montchalin, la ministre des comptes publics, qui a insisté sur le fait que « l'euro du contribuable, qu'il soit actuel ou à plus forte raison lorsqu'il est fait recours à l'endettement public et donc au contribuable futur, ne doit intervenir qu'en dernier recours, une fois que toutes les autres ressources de financement ont été mobilisées et optimisées ».