Le port de Rouen joue la carte du chocolat
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Un convoyeur achemine des fèves de cacao jusqu’à un site d’entreposage. (Photo d’illustration.)
Senalia
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Un convoyeur achemine des fèves de cacao jusqu’à un site d’entreposage. (Photo d’illustration.)
Senalia
Dans le petit monde du cacao, la date est marquée d'une pierre blanche. Chaque année, la fine fleur de la filière cacaoyère du Ghana, deuxième producteur mondial, se réunit dans un port européen pour négocier les tarifs d'acheminement des fèves avec les transporteurs. Les tractations sont stratégiques pour le pays ouest-africain, qui tire un tiers de ses revenus du fruit des cabosses. Elles se déroulent sous l'égide du Ghana Cocoa Board : l'organisme public qui achète, stocke et exporte la production nationale.
Pour la première fois, c'est en France à Rouen, que s'est tenue cette convention annuelle à laquelle participaient une vingtaine de compagnies maritimes. Une opération de marketing bienvenue pour le port normand. Plus connu pour son savoir-faire céréalier, son écosystème portuaire et industriel se flatte, en effet, d'être devenu l'une des places fortes européennes de l'import et de la transformation de cacao... sans toutefois damer le pion à Anvers et Rotterdam.
Responsable ? La présence, à quelques kilomètres des quais, des usines du suisse Barry Callebaut et de l'américain Cargill, respectivement numéro 1 et numéro 2 mondiaux de la première transformation du cacao. Arrivés il y a une vingtaine d'années à la faveur d'opérations de consolidation, leurs établissements ont gagné en capacité au cours de la période, en même temps que le groupe logisticien Senalia investissait, au sein du port, dans des infrastructures de manutention et de stockage spécifiques.
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Depuis lors, quelque 50 000 tonnes de fèves, acheminées en conteneurs depuis Le Havre, par la Seine, se déversent dans les silos rouennais. Celles-ci sont triées, avant de rejoindre les sites industriels où elles sont torréfiées, puis transformées en poudre, beurre ou pâte. « C'est un trafic à forte valeur ajoutée qui demande une logistique experte car les sommes en jeu sont considérables. En outre, il s'inscrit bien dans la stratégie d'axe que nous défendons », fait valoir Benoît Rochet, patron d'Haropa Ports.
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