Londres-Heathrow 10e, Paris-CDG 8e... le coronavirus chamboule le classement des aéroports européens
AFP

Le secteur du transport aérien s'est effondré avec la crise du coronavirus et les restrictions de déplacements qui l'accompagnent.
Toby Melville
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Le secteur du transport aérien s'est effondré avec la crise du coronavirus et les restrictions de déplacements qui l'accompagnent.
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Le trafic est au 15 novembre en baisse de 81% sur l'année dans les aéroports situés sur le continent européen, dévoile ce lundi Airports council international (ACI) qui représente 500 aéroports dans 46 pays européens.
Au mois de septembre, les aéroports situés en Russie et en Turquie, des pays très étendus, ont dépassé largement les performances des autres marchés européens, en raison "du relatif dynamisme de leur marché intérieur", selon un communiqué d'ACI.
Cette situation a totalement bouleversé le classement des 10 premiers aéroports européens en termes de nombre de passagers accueillis.
L'aéroport européen le plus dynamique a été l'aéroport turc d'Antalya avec 2,25 millions de passagers (-53,5%).
Il est suivi par Moscou-Cheremetievo (-53,5%), Moscou-Domodedovo (-26,2%) et Istanbul (-71%).
Londres-Heathrow, habituellement en tête du classement, n'arrive qu'en dixième position, derrière Paris-CDG (8e) et Amsterdam-Schiphol (9e). Ces importantes plateformes de connexion ont également été devancées par les aéroports d'Istanbul-Sabiha Gokcen (5e), Moscou-Vnukovo (6e) et Saint-Pétersbourg (7e), souligne ACI.
Les hubs de Francfort et Munich sont sortis du top 10.
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Les aéroports de l'UE, de Suisse, du Royaume-Uni, de l'Islande, du Liechtenstein et de Norvège enregistrent un chute de 86% de leur trafic par rapport à l'an dernier (-59% pour le reste de l'Europe), selon ACI.
Le secteur du transport aérien s'est effondré avec la crise du coronavirus et les restrictions de déplacements qui l'accompagnent.
Les compagnies espéraient un redémarrage - notamment sur les vols long-courriers - en septembre mais avec la nouvelle vague de l'épidémie, les réservations restent très faibles cet hiver.
Les professionnels comptent sur la mise en place à grande échelle de tests de dépistage de la Covid-19 pour faire redémarrer le trafic en attendant un vaccin.
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