Lyft et Uber vont-ils quitter la Californie ?
Guillaume Renouard, à San Francisco
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les chauffeurs de VTC obtiendront-ils le statut de salariés en Californie ?
Dan Gold
Guillaume Renouard, à San Francisco
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les chauffeurs de VTC obtiendront-ils le statut de salariés en Californie ?
Dan Gold
Les temps sont durs pour Uber et Lyft. La semaine passée, un juge californien a rejeté une requête de leur part visant à obtenir un sursis dans la mise en conformité avec la loi AB5. Entrée en vigueur dans le Golden State le 1
er
janvier dernier, celle-ci contraint Lyft et Uber à classer leurs chauffeurs comme employés et non comme indépendants. Avec les avantages que cela implique pour ces derniers : assurance maladie, assurance chômage et salaire minimum, notamment.
Voyant que les deux entreprises ne respectaient pour l'heure pas cette loi, le juge Ethan Schulman, de la Cour supérieure de Californie, les a mises en demeure de le faire le 10 août, sous un délai maximal de dix jours. C'est à la suite de cette décision qu'Uber et Lyft ont demandé un sursis qui leur a été refusé. Dans ce contexte, les deux entreprises ont annoncé qu'elles pourraient temporairement cesser leurs opérations dans leur État d'origine à compter du 20 août, le temps de mettre en place les ajustements nécessaires pour être en conformité avec la loi.
Difficile, toutefois, de ne pas aussi voir dans cette annonce un moyen de pression. Mis le dos au mur, Uber et Lyft jouent leur va-tout, tablant sur le vide que laisserait leur départ de Californie pour le public et les chauffeurs afin d'obtenir des concessions de la part des autorités. Leur objectif est de gagner du temps, en espérant tenir jusqu'au mois de novembre, date à laquelle les Californiens seront invités à se prononcer sur une proposition de loi qui pourrait amener un nouveau renversement dans ce feuilleton.
À lire également
Baptisée « Proposition 22 », elle permettrait aux entreprises comme Lyft et Uber de continuer à classer leurs chauffeurs en indépendants, tout en garantissant à ces derniers des protections supplémentaires en matière de santé et d'assurance, ainsi qu'un revenu minimal. Initiative populaire soumise via le système de démocratie directe à l'œuvre en Californie, elle a été largement soutenue et financée par Uber, Lyft et DoorDash, un autre acteur de la gig economy, qui ont, à eux trois, investi 100 millions de dollars dans sa promotion. Uber et Lyft ont également incité leurs utilisateurs à voter en faveur de la Proposition 22 via leurs applications respectives.
Guillaume Renouard, à San Francisco
Virus Ebola : la biotech lyonnaise Fabentech sur la piste d’un traitement
Éolien en mer : l’offensive de la dernière chance pour la France
Filière française du liège : cette guerre des bouchons qui cache une crise plus profonde
Neogy, Delfox, Tehtris : nouvelle hécatombe de start-up dans l'écosystème bordelais