Historique ! La Californie accorde aux chauffeurs VTC d'Uber et Lift le statut d'employés

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(Crédits : BRENDAN MCDERMID)
Les plateformes telles que Uber et Lyft devront désormais traiter leurs chauffeurs VTC en Californie comme des employés, en vertu d'un projet de loi adopté mardi, une décision historique qui pourrait remodeler en profondeur l'économie du partage et valoir d'exemple dans le monde entier.

En vertu de ce texte adopté par l'assemblée de Californie, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2020, les chauffeurs qui travaillaient comme indépendants pour ces plateformes devront désormais être considérés comme des employés dès lors qu'ils travaillent principalement ou régulièrement pour elles.

Une requalification qui leur permettra de bénéficier de la protection sociale dont ils étaient privés jusque-là (chômage, maladie, retraite, temps de travail et salaires minimum, etc).

"En tant que législateurs, nous ne permettrons pas aux entreprises qui se jouent du système en toute bonne conscience de continuer à faire des économies sur le dos des contribuables et des travailleurs", a réagi Lorena Gonzalez, la députée démocrate qui a rédigé le projet de loi, dans un communiqué.

"C'est notre travail de nous préoccuper du sort des hommes et des femmes qui travaillent, plutôt que de Wall Street et de leurs juteuses introductions en bourse", a-t-elle ajouté.

En Europe aussi ?

Au contraire, un porte-parole de Lyft, le concurrent numéro un d'Uber aux Etats-Unis Adrian Durbin, a déclaré au site spécialisé Gizmodo :

"Aujourd'hui, les dirigeants politiques de notre État ont raté une occasion importante de soutenir l'écrasante majorité des conducteurs favorables à une solution réfléchie conciliant la flexibilité et des rémunérations et avantages encadrés par le droit du travail".

A côtés d'interrogations sur leur viabilité économique, ces services à la demande, qui ont commencé à émerger au tournant des années 2010, sont critiqués pour avoir affaibli le droit du travail. En Europe, des tribunaux ont estimé qu'il y avait bien un rapport de subordination entre ces plateformes et leurs chauffeurs, ouvrant la voie à une requalification des contrats en salariat.

L'Assemblée de Californie doit encore examiner certains amendements introduits par le Sénat, après quoi la loi devra être signée par le gouverneur Gavin Newsom, qui a déjà fait savoir qu'il soutenait cette loi.

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Commentaires
a écrit le 12/09/2019 à 7:02 :
... des efforts et des revenus!
a écrit le 12/09/2019 à 4:04 :
Décidément, ces français sont indécrottables...Quoi ? ce n'est pas en France ? Mais au pays du capitalisme sauvage !! Zut !
a écrit le 11/09/2019 à 21:49 :
Si je comprends bien, la Californie est contaminée par le socialisme à la française ! Tout fout le camp...
a écrit le 11/09/2019 à 21:30 :
La Californie accorde aux chauffeurs VTC d'Uber et Lift le statut d'employés

différence :

en France les Députés LaREM Modem organisent et structurent la misère et le déclin sociétal et économique de la France
a écrit le 11/09/2019 à 17:11 :
Le business model d'Uber repose sur deux piliers. Une optimisation fiscale massive, et le déplacement du risque sur les "employés".

A partir du moment où les états sapent les deux piliers à la fois on ne peut que prévoir des faillites retentissantes.

Uber est une énorme dette (plus de 15 Milliards USD), n'a jamais réalisé un seul bénéfice. Les deniers chiffres (2016) font état d'une perte de 2.6 milliards pour 6.5 Milliards USD de Chiffre d'Affaire. On est très loin de l'équilibre.

Amazon a également été déficitaire pendant 20 ans, je ne suis pas sûr que Uber bénéficie de ce laps de temps pour imposer son modèle
a écrit le 11/09/2019 à 17:06 :
Heu c'était pas une conclusion de l'URSSAF il y a quelques années également ? Pour une fois que nous aurions de l'avance sur les américains...
a écrit le 11/09/2019 à 16:57 :
A l'heure (16:56) à laquelle j'écris l'action Uber prend environ 3%. Cela signifie donc que cette décision (qui va faire tâche d'huile) était anticipée par les marchés.
Faut-il acheter des actions Uber ? that's the question.
Cordialement
a écrit le 11/09/2019 à 13:24 :
Les experts nous disent que les géants du numérique font que le monde bouge de plus en plus vite et que l'arsenal legislatif a du mal à s'adapter. Ce n'est pas vrai. Les élites européennes ont été complaisantes parce qu'ils craignent de donner l'impression de s'opposer au progrès et de ne pas faire partie des gens visionnaires . La vérité, c'est qu' un enfant sait parfaitement que quelqu'un qui travaille pour Uber est de facto un employé d'Uber .

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