L’usine de production en grandes séries de batteries lithium de Neogy a été inaugurée en septembre 2024, à Pompignac, près de Bordeaux. Mais, moins de deux ans plus tard, l'entreprise a été placée en liquidation judiciaire en même temps que le groupe Startec Energy dont elle était une filiale. Basé à Mérignac, le groupe est en recherche active d’un repreneur. En attendant, les 120 salariés sont à l’arrêt.
À Pompignac, l'activité mobilisait sur 3.000 m2 des opérateurs de production industrielle, des techniciens méthode et un service après-vente. Les batteries conçues par le bureau d’études de Neogy étaient destinées aux secteurs de la mobilité électrique, du nautisme ou encore de la défense. Objectif ? Atteindre une production annuelle de 400.000 batteries pour vélos dans les deux ans.
Optimiste quant à sa capacité à pouvoir rivaliser avec la Chine, Neogy avait l’ambition de devenir une gigafactory et comptait pour cela s’appuyer sur le programme régional Battena lancé en 2024 par la région Nouvelle-Aquitaine pour former 35 000 personnes d’ici à 2030 afin de répondre aux besoins croissants de la filière.
Mais, en juillet 2025, une procédure de redressement judiciaire est ouverte par Neogy. « Les industriels voulaient des batteries françaises, mais dès que la demande a baissé et que les contraintes de prix sont devenues trop fortes, tout le monde s'est redirigé vers la Chine », justifiait à l’époque la direction. De fait, les trois principaux clients se sont désengagés et l’entreprise a perdu la moitié de son chiffre d’affaires. Contactée suite à la liquidation de Neogy le 20 mai dernier, la direction de Startec Energy n'a pas souhaité s'exprimer. Les repreneurs potentiels sont en revanche invités à se manifester auprès du mandataire judiciaire bordelais Ekip.