Maersk, leader mondial du fret maritime, stoppe ses activités en Iran et coule en Bourse

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(Crédits : Reuters)
Des nuages qui s'accumulent à l'horizon au plan commercial autant que géopolitque, tel l'arrêt des activités avec l'Iran annoncé de matin, mais aussi un premier trimestre décevant... tous les ingrédients d'une tempête sont réunis, redoutent les investisseurs qui sabordent l'action de l'armateur ce matin en Bourse.

[Article publié le jeudi 17 mai 2018, mis à jour à 13h4]

L'armateur danois A.P. Moller-Maersk a raté le consensus au premier trimestre, mais a confirmé ses prévisions pour l'année, tout en annonçant une montée des incertitudes liées aux risques géopolitiques et aux tensions commerciales.

Le titre chute de plus de 6% en Bourse de Copenhague, plus forte baisse de l'indice large européen Stoxx 600.

Son excédent brut d'exploitation (EBE, Ebitda) est ressorti à 669 millions de dollars (566,8 millions d'euros), en net retrait par rapport au consensus Reuters de 852 millions.

Pression sur les tarifs

Les résultats trimestriels du groupe danois ont été affectés entre autres par une pression à la baisse sur les tarifs de fret et par une hausse des coûts unitaires.

Son directeur général Soren Skou a souligné que ces résultats n'étaient pas satisfaisants et annoncé qu'il mettrait en place "un certain nombre de mesures de court terme pour améliorer la rentabilité" du groupe.

Malgré les résultats décevants, Maersk a dit qu'il attendait toujours un Ebitda 2018 entre 4 et 5 milliards de dollars.

Le chiffre d'affaires pour la période janvier-mars est ressorti à 9,25 milliards de dollars, supérieur au consensus de marché qui était à 8,755 millions.

L'arrêt des activités en Iran dû au retour des sanctions américaines

Au titre des risques géopolitiques et commerciaux, l'armateur danois de navires pétroliers Maersk Tankers a annoncé jeudi la cessation de ses activités en Iran, après la décision de Washington de rétablir les sanctions contre Téhéran.

(Avec Reuters et AFP)

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a écrit le 17/05/2018 à 13:16 :
"l'armateur danois de navires pétroliers Maersk Tankers a annoncé jeudi la cessation de ses activités en Iran, après la décision de Washington de rétablir les sanctions contre Téhéran"

Seconde multinationale européenne qui exécute directement les exigences américaines, alors que nos autorités européennes n'ont toujours pas réagi et ne réagiront certainement jamais. Cette profonde faiblesse de la politique européenne trop compromise avec le milieu d'affaire fait que les états unis nous explosent régulièrement engendrant la réflexion que notre union européenne n'a non seulement rien arrangé mais à empiré la décadence de l'europe.

Sinon nous avons vu l'année dernière une compagnie coréenne du fret couler (facile mais trop tentant) alors que le pétrole était bas, là une autre qui fait grise mine alors que le pétrole est haut mais il faut savoir que ces énormes pollueurs que sont les cargos de transports n'ont pas leur carburant taxé. Jean-Vincent Placet n'est pas choqué, c'est le principal...

J'ai vu également le projet de changer les moteurs au diesel en moteur à gaz qui si il est effectivement mit en route va obliger ces vieilles compagnies rentières d'investir et ça, investir il aime pas ça l'actionnaire, lui il veut faire le maximum d'argent en un minimum de temps, il est pas là pour construire, bien au contraire.

"Climat : le transport maritime international face à ses responsabilités" https://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/climat-le-transport-maritime-international-face-a-ses-responsabilites-774183.html

Je n'ose pas encore espérer que ces difficultés viennent d'une volonté de relocalisation de la production économique alors que pourtant ce serait tellement logique.

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